Dans notre prière

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Frère Charles Cimetière, abbaye de la Pierre-qui-Vire

Le frère Charles Cimetière a rendu son dernier souffle à Dieu, le vendredi matin 23 mars 2018, à l’hôpital d’Avallon.

Originaire de Baisieux (Nord) à la frontière belge, Charles Cimetière est né le 26 septembre 1932, dans une famille d’agriculteurs de quatre enfants. Il a deux ans lorsqu’il perd sa mère. Le désir d’être prêtre s’éveille au cours de sa formation dans différents internats. L’entrée de sa sœur aînée chez les Petites Sœurs de Charles de Foucauld le rend sensible à la spiritualité du « frère universel » et à la quête d’une vie cachée dans la prière. En 1954, après dix-huit mois de service militaire en Algérie, il entre au séminaire d’aînés de St-Jean-les-Deux-Jumeaux. Puis au retour d’un rappel de six mois en Algérie, il décide d’entrer à la Pierre-qui-Vire, le 10 décembre 1956.

Le noviciat accompli, il fait profession le 28 décembre 1957, puis profession solennelle le 6 janvier 1961. Il est ordonné prêtre le 8 juin 1963. Ces premières années, il travaille à la lingerie et dans le parc.

En décembre 1968, après le départ du P. Anschaire pour le Cambodge, il reçoit la responsabilité de la ferme qui s’oriente vers l’agriculture biologique, prenant en charge les cultures et le troupeau. Entre 1975 et 1988, F. Charles est associé à la petite équipe de frères qui vivent sur place et assurent la production fromagère. En 1988, il collabore avec Jacques Anthore, en gardant la responsabilité du troupeau. En 1994, F. Charles quitte la ferme et revient au monastère. Il travaille au catalogage des livres de la bibliothèque jusqu’en 2006.

Peu à peu, les pertes de mémoire puis de repères entrainent un handicap de plus en plus sensible. En juillet 2016, il est admis dans l’unité pour personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer à l’Ehpad d’Avallon.

«Ô mon Dieu, Trinité que j'adore,
aidez-moi à m'oublier entièrement
pour m'établir en vous ».
(Sainte Elisabeth de la Trinité)

De ses origines paysannes, frère Charles a reçu un solide bon sens ainsi que le goût du travail patient et persévérant. Affable autant qu’effacé, les relations avec lui étaient simples. A l’école de Charles de Foucaud, de Thérèse de Lisieux et d’Elisabeth de la Trinité, l’amour de la prière silencieuse a habité son cœur et nourrit sa joie.

Nous nous réunirons auprès de notre frère afin de prier pour lui, dans l’espérance de la Résurrection, au cours de l’eucharistie du lundi 26 mars 2018 à 11 heures.

Il sera inhumé dans le cimetière du monastère à la suite de la célébration.

 

Père Luc CORNUAU, Abbé

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