J’aime l’Église lorsqu’elle dialogue, écoute et discerne

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Édytorial de la revue diocésaine de décembre 2016, par le père Joël Rignault, vicaire général

Samedi 26 novembre 2016, étaient réunis en assemblée diocésaine autour de notre évêque, les prêtres et diacres en responsabilité, les membres des ÉAP, les responsables des mouvements et services, les chefs d’établissements de l’Enseignement­ catholique, les laïcs en mission ecclésiale, les membres du Conseil de la Vie consacrée. J’ai aimé voir des personnes qui, sous l’impulsion du chapitre VIII de l’exhortation “Amoris Laetitia”, cherchaient comment mieux accompagner avec bienveillance les personnes souhaitant s’approcher de la vie évangélique dans leur vie personnelle et familiale. Des propositions ont émergé lors des échanges, comme le fruit de l’écoute et non pas d’idées toutes faites. Car un échange sincère, humble et positif ouvre souvent la porte à des idées nouvelles.

Pour cela, il est évident qu’il y a une exigence et un devoir moral à s’informer et à instruire les questions que l’on aborde. Le document préparatoire avait été lu et parfois les questions avaient été traitées à plusieurs avant l’assemblée diocésaine.
Il est également heureux de réaliser que cette façon synodale de travailler est traditionnelle au sein de notre Église. Les Actes des Apôtres attestent que de multiples assemblées ont lieu pour relever les défis qui se présentent à l’Église naissante. La tradition des conciles et des synodes est bien enracinée. En obéissant à l’Esprit Saint, on reste fidèle au dépôt de la foi tout en ayant l’audace d’annoncer l’Évangile. Cela doit marquer profondément la vie de nos paroisses et les différentes initiatives au sein de notre Église.

Les statuts de nos ÉAP recommandent ins­tamment l’organisation annuelle d’assemblées où les paroissiens peuvent donner leur avis. La forme et le style de ces assemblées peuvent varier : journée de pèlerinage, voyage paroissial, récollection… Il ne s’agit pas de confondre ces assemblées avec celles que prévoit la loi de 1901 pour les associations ! Nous n’avons pas à choisir un président, un trésorier et un secrétaire. Il nous revient, guidés par le pasteur qu’est le curé de la paroisse, d’avoir le souci de progresser dans la vie évangélique et l’annonce de la Bonne Nouvelle au plus grand nombre.
Lors de notre assemblée du 26 novembre, deux besoins se sont fortement exprimés : améliorer notre capacité à écouter et acquérir des compétences au discernement. Qu’on soit écoutant au sein des équipes obsèques, de préparation au mariage ou au baptême, des équipes d’accompagnement de catéchumènes, qu’on soit disponible à accueillir les situations de précarité, les migrants dans la diversité de leurs situations, la compétence est nécessaire mais la posture spirituelle demeure incontournable.
Le chemin proposé par le Saint-Père est fait d’humilité, d’écoute, de prière, de confiance, de modestie. Il s’agit d’un labour en profondeur permettant au semeur de faire tomber la graine dans la bonne terre (Matthieu 13,1-23).

Père Joël Rignault, vicaire général

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