Lorsque l’Église respire...

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Édytorial de la revue diocésaine de mai 2016, par le père Joël Rignault, vicaire général

Nous entrons dans une période de l’année pastorale où de nombreux projets arrivent à leur éclosion.

Des jeunes célèbrent des étapes importantes de leur vie de foi  ; des adultes se sont préparés à recevoir le sacrement de Confirmation, célébré notamment le jour de la fête de la Pentecôte, d’autres vont vivre le sa­crement de mariage durant toute la période estivale  : tous vont exprimer le fait que la foi n’est pas une théorie mais une rencontre avec le Christ qui modifie fortement notre façon d’aimer, de comprendre ce monde et de s’y investir comme des serviteurs  !
Lorsque le corps ecclésial respire cet air de l’Évangile, on constate rapidement que de belles initiatives voient le jour. La créativité, l’inventivité sont possibles et deviennent rapidement un bon motif pour se réjouir.

Habités que nous sommes du ressuscité, il nous faut beaucoup d’imagination pour permettre à nos contemporains de réaliser qu’ils peuvent, avec bonheur, faire un pas de plus pour s’approcher du Christ et de la vie évangélique.
Pour les écoutants pastoraux, c’est un vrai défi spirituel qui suppose de la compétence pour proposer des perspectives d’espérance.

Il me semble que le Saint Père, avec beaucoup de réalisme, de perspicacité dans son exhortation Amoris laetitia nous encourage à accepter l’inconfort de la créativité pour imaginer des chemins ajustés à chaque personne et particulièrement à celles qui sont marquées par la fragilité, la tristesse et la difficulté.

Le Saint Père aime à commen­ter l’hymne à la charité (1Co, 13) qui nous rappelle l’essentiel de notre foi  : “l’Amour ne passera jamais”.
Cette réalité suppose un savoir-faire, suppose que chacun accepte tout au long de son pèlerinage sur cette terre de désirer apprendre à aimer sans jamais clôturer cet apprentissage. Au fil de l’exhortation, nous réentendons que tous les états de vie, tous les âges, les plus anciens comme les plus jeunes, sont concernés. Une exhortation n’est-elle pas un encouragement  ?

Saint Paul, dans ses écrits, ne cesse de chercher à encourager les commu­nau­tés chrétiennes même lorsqu’elles sont en difficulté.
Ne devons-nous pas, selon les recommandations du Saint Père, reprendre cette posture qui est celle de l’encouragement quelle que soit la situation  ? Au niveau d’une vie diocésaine, quels que soient nos charismes, nos responsabilités, nos vocations, ne devons-nous pas nous encourager à encourager nos frères  ?
Cela suppose de la compétence à comprendre celui que nous écoutons, de la surabondance d’Amour dans le cœur et du goût à offrir la vérité de l’Évangile.

Un beau cahier des charges qui nous est confié et qui remplit amplement une vie pour celui ou celle qui veut bien s’atteler à cette tâche.

Lorsque l’Église respire, elle devient créative et imaginative.

Père Joël Rignault,
vicaire général

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