Pour aller vers une liberté intérieure, ne faut-il pas entretenir une vie intérieure ?

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Édytorial de la revue diocésaine d'octobre 2016, par le père Joël Rignault, vicaire général

Au fil d’une journée, nous avons bien des difficultés à dénombrer toutes les informations qui nous parviennent. La question n’est évidemment pas de se couper du monde et de se rendre sourd aux appels qui nous sont lancés. Le serviteur du Seigneur est nécessairement quelqu’un de disponible qui cherche à être à l’écoute des appels du Seigneur. Ces appels sont lancés par bien des chemins, ce qui rend complexe le discernement. Est-ce bien un appel que je viens de recevoir, dans ce regard, cette liturgie, cette Parole de Dieu qui m’a particulièrement touché ? On ne peut qu’être humble et tâtonnant dans la réponse. Mais il est exacte que si nous souhaitons répondre positivement là où le Seigneur nous attend il va bien falloir cultiver une certaine liberté intérieure qui ne sera possible que si nous prenons soin d’avoir une vie intérieure.

Pour nous aider, l’Église nous propose de nombreuses écoles spirituelles, de beaux visages de maitres spirituels. Que ce soit l’école ignatienne, franciscaine, dominicaine ou bien d’autres, il nous faut bien emprunter un chemin pour s’approcher avec bonheur de l’amour du Seigneur. Il faudra bien consacrer un temps précis et déterminé pour désirer rencontrer cet amour qui est source de vie.

Peut-être sommes-nous actuellement trop silencieux sur ce qu’est l’oraison. Trop souvent l’heure est à l’action, au projet, à l’annonce explicite de l’Évangile, au témoignage, au service du plus pauvre, à l’engagement au sein de nos communautés paroissiales ou de nos mouvements. Trop souvent nous sommes négligeant pour prendre soin de notre vie intérieure et cela fausse rapidement la qualité de nos engagements. Le dossier de ce numéro d’Église dans l’Yonne nous propose cette respiration intérieure. Il se trouve que le 16 octobre, l’Église Universelle nous a offert sainte Élisabeth de la Trinité comme chemin pour aller à la rencontre de l’amour trinitaire du Seigneur.

Les écrits de Sœur Élisabeth, une carmélite dijonnaise, qui ne prétendait pas élaborer un traité sur le mystère trinitaire, peuvent nous aider au fil de notre prière silencieuse à se laisser saisir par la puissance de l’amour de Dieu. Les petites phrases qu’elle nous a laissées peuvent, dans notre prière, nous hisser sur la haute montagne en présence du Seigneur. Elles peuvent nous faire vivre de cette habitation divine qu’Élisabeth de la trinité a expérimentée.
Ayant vécu mes premières années de séminaire à Dijon, j’ai été très heureux d’entrer plus aisément en prière grâce aux écrits d’Élisabeth de la Trinité. Je vous souhaite, avec son aide, le même bonheur.

Père Joël Rignault,
vicaire général

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