Quinze adultes sur le chemin du baptême

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Dimanche 5 mars, quinze adultes ont répondu à l’appel de Mgr Hervé Giraud, et se sont engagés sur le chemin qui va les mener jusqu’au baptême. Ce dernier sera célébré lors de la nuit de Pâques.

Après un rapide temps d’échange en tête à tête avec Mgr Hervé Giraud, le groupe de catéchumènes, accompagnés de leur famille et de leur parrain et/ou marraine, ont rejoint la communauté paroissiale en la cathédrale de Sens.

Après l’écoute des textes du jour, Mgr Giraud, dans son homélie a rappelé que l’homme ne vivait pas que de pain, mais également de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu. Chacun est appelé à servir la Parole, pas à s’en servir, l’instrumentaliser, tel le serpent ou le diable dans les lectures.

Il a également rappelé les trois demandes faites par l’Église pour vivre ce carême :

  • Le vivre chacun à sa façon
  • Le vivre ensemble, de manière unie. C’est en communauté que nous allons tendre vers Pâques, dans un esprit de communauté, de fraternité
  • Le vivre en accomplissant le plus fidèlement possible nos obligations, c’est-à-dire ne pas en faire plus, mais être plus fidèle à ce que l’on doit faire quotidiennement.

Est ensuite venu le temps de l’appel, ou chacun s’est avancé à l’appel de son nom, et a répondu d’un « oui, nous le voulons » à la demande de l’évêque. Mgr Giraud a ensuite remis à chaque catéchumène une écharpe violette qui val es accompagner jusqu’à la veillée pascale. Chacun a ensuite signé le registre.

À la fin de la messe, un vin chaud bienvenu a permis aux paroissiens de dialoguer avec les catéchumènes.

L’après-midi, chaque catéchumène était invité à partager son parcours et la Parole de Dieu qui le touche particulièrement.

Voici le témoignage de Justine :

Je m’appelle Justine, je suis âgée de 18 ans et j’ai demandé le baptême il y a à peu près 8 mois auprès du père Joël Rignault, qui était lors curé de la paroisse Saint-Germain d’Auxerre.

J’ai fait cette demande à la suite de plusieurs mois d’hésitation et de réflexion. Avant de commencer le chemin vers le baptême, je vivais entourée de mes amis, de mon entourage et je menais une vie tranquille, partagée entre ma vie d’étudiante et ma vie personnelle. De plus, je venais d’atteindre ma majorité donc en quelque sorte la liberté de mes faits et gestes. Mais malgré tout cela, il y avait comme un vide au fond de moi qui, au fil des semaines et des mois, s’est amplifié et est devenu omniprésent, au point de ne plus pouvoir l’ignorer. J’avais beau avoir tout ce que je désirais et ne manquer de rien, je n’étais pas entièrement heureuse, il me manquait quelque chose.

Ma décision de demander le baptême s’est peu à peu confirmée lors d’une discussion que j’ai eue avec ma famille d’accueil dans laquelle j’habite, qui est de confession musulmane et très pieuse.

Cette discussion est survenue un matin, en regardant le lever du soleil. J’étais avec la maman et je lui ai dit : « Tu as vu, c’est magnifique ! » Elle m’a alors répondu « Oui, Dieu est grand, il fait se lever et se coucher le soleil tous les jours, il faut le remercier ».

Elle m’a ensuite posé une question qui m’a fait beaucoup réfléchir. La question était : « et toi, tu ne crois pas ? ». Alors, je lui ai donc confié que je ne savais pas trop où j’en étais à ce niveau-là et que je me posais beaucoup de questions. Nous avons commencé à en parler et, au fil de la discussion, je me suis aperçue que, sans lui avoir posé une seule question sur la religion chrétienne, elle répondait à toutes mes interrogations et, sans le savoir, me guidait vers le Christ.

Après cette discussion, je suis allé à la cathédrale d’Auxerre et j’ai passé un moment à y faire le tour en prenant le temps d’observer les vitraux, les statues, la croix du Christ et de m’imprégner du silence qui y régnait. C’est à ce moment que je me suis rendu compte que seul Jésus pourrait combler ce vide que j’avais en moi. J’ai décidé de demander le baptême le dimanche qui suivait, à la fin de la messe.

Depuis cette demande, je découvre chaque jour, à travers les textes de l’Évangile ou à travers les évènements du quotidien que je peux vivre, ce qu’est la joie de suivre le Seigneur qui a comblé ce vide qui était en moi et d’avoir répondu « oui » à son appel, et je ne changerais cela pour rien au monde.

La parole de l’Évangile qui m’a le plus touchée est « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux. » (Matthieu 5, 43-45)

L’annonce de ma démarche vers le baptême a entraîné une dispute avec mon père. Le dimanche suivant, cet évangile m’a aidé à la surmonter.

 

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