Face à la diminution des médecins dans l’Yonne

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Le 18 juin 2017, une vingtaine de personnes se sont retrouvées au Puits d'Hiver pour aborder d'une autre manière sa santé.

La médecine autrement dans le contexte de désertification que nous connaissons dans le monde rural. Nous étions heureux de rencontrer Pascale Laviron et Klémentine Ackermann qui ont témoigné de leur parcours.

Pascale Laviron nous partage son expérience car elle a fait le choix de prendre une nouvelle voie dans sa formation d'infirmière. Elle a décidé de se former à la médecine traditionnelle chinoise (formation qui dure 5 ans). A la question pourquoi, elle nous explique que pour elle, la médecine en France ne se fixe que sur un problème et ne prend pas la globalité de la personne. En médecine chinoise, il y a 5 domaines qui comptent pour soigner la personne : l'acupuncture, la diététique, les plantes, la relaxation, le massage. Notre corps est en équilibre constant (Yin et Yang) et il faut lui donner la capacité de se soigner (relancer l'énergie). Se soigner peut prendre du temps car il est possible de soigner le symptôme mais si le symptôme revient c'est que la cause est toujours là. Cette médecine vient en complément de la médecine occidentale.

Klémentine Ackermann a choisi la médecine ayurvédique qui est utilisée en Inde depuis plus de 5 000 ans. Elle a travaillé pendant 10 ans dans la haute couture sur Paris et a décidé de donner un autre sens à sa vie. Elle ressent le besoin de se servir de ces mains, se rapproche et s'installe à Fontainebleau et se forme depuis 6 ans à la médecine ayurvédique à Bruxelles en Belgique. L'ayur / veda où la science de la vie est avant tout une façon de vivre, un chemin de vie intérieur pour être en harmonie avec son corps. Il est important d'être équilibré, par exemple quand on voit les symptômes d'une maladie, en fait, cette maladie est déjà là depuis un moment. Cette médecine prend en considération le lien entre le corps et l'esprit. Tout doit être pris en compte : une bonne alimentation, être à l'écoute de ses besoins et ne pas se restreindre, l'importance des couleurs que l'on porte, que l'on a sur les murs... L'ayurveda est reconnue en France, mais pas encore bien remboursé.

                 

 

Les questions et témoignages

  • Vers où aller ? Les deux médecines se rejoignent, ce sera surtout une question de feeling entre le soignant et le patient : il faut trouver la bonne pratique pour le soigner.
  • Que pensez-vous des rebouteux ? Ils peuvent faire beaucoup de bien mais bien se renseigner avant de faire confiance.

Alain évoque l’eutonie, qui est la prise de conscience de son corps, porter son attention sur un endroit ou l’autre de son corps, la conscience de la peau, la micro motricité en appliquant la main sur une cuisse par exemple, sentir ses appuis ; il cite l’exemple des sherpas dans l’Himalaya qui portent de lourdes charges à pied : pour se reposer, ils s’allongent et repartent.

Hélène nous parle de l'acupression et sa méthode préventive qui lui a permis de résoudre son allergie au pollen sans prise de médicament. L'utilisation de l'homéopathie sur les enfants qui évitent les séances chez le médecin.

Merci à Gabriel D. pour ses notes.

Retour de Philippe S.-C. : Médecine douce, médecine parallèle, alternatives à l’allopathie…

Pascale nous a parlé de la médecine chinoise et de ses principes, Klémentine de l’Ayurveda. Ces disciplines nécessitent des formations longues,  et il est utile d’être  adressé par relation pour éviter les charlatans nombreux. Il s’agit de deux façons de prendre soin de soi autrement en complément de la médecine classique. Une prise en compte de la personne dans sa globalité réunit ces deux disciplines : une manière de faire circuler les énergies, tout devant être en équilibre. Je ne rentrerai pas dans le détail des propos passionnants tenus sur chacune de ses disciplines et des échanges avec les participants. J’ai entendu une autre manière de prendre soin de notre corps, de notre environnement (des couleurs qui nous entourent par exemple), de nos relations… et d’écouter les messages de notre corps  physique sans les réduire à des symptômes qui seraient à supprimer à tout prix. Pour ma part, j’ai noté ce que je ressens comme un manque du côté de la parole, du logos... pour tenter de dire en mots, nos maux, inscrits dans une histoire qui nous vient de loin bien souvent.