L'édito d'Olivier Truillet, diacre (juillet 2017)

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Le temps liturgique nous fait entrer dans le temps ordinaire. En même temps est-ce que l’été, alourdie déjà de sa chaleur accablante, nous laisserait à contrario nous engourdir dans une forme de léthargie ?

Aussi il est bon que cet espace estival puisse régénérer autant les corps que les âmes. Certains vont opter pour un retrait salutaire. D’autres vont privilégier les retrouvailles en familles. D’aucuns vont s’aérer et s’ouvrir en d’autres lieux que leur accoutumée en cherchant le dépaysement.

L’été c’est un temps autrement et c’est important, même nécessaire !

Cependant certains d’entre nous vont rester. Ils vont se trouver d’autant plus figés dans leur peine ou la maladie !

Si l’été entre dans ce temps ordinaire liturgique, pour beaucoup la parenthèse de ces deux mois ne l’est pas.

Peut-être ne laisserons nous pas justement ni l’ordinaire, ni la singularité estivale oublier toutes celles et ceux qui risquent de s’enfermer encore plus. Faisons de ce temps pas trop ordinaire, du temps soutenus de prières et proposons par nos gestes, des mains présentes.

Que le soleil brunissant nos peaux, ne cuise pas trop les coeurs. Que nos lunettes teintées ne voilent pas les réalités de celles et ceux qui ne profiteront pas vraiment des joies de ces vacances.

Aussi le temps ordinaire n’implique en aucun cas le simplisme et ne réduit en rien l’élan de notre foi en Christ.

L’été ne doit pas recentrer sur soi ses bienfaits, mais au contraire inviter vers l’autre, le seul, le malade…les oubliés (déjà des autres temps)…

A toutes et à tous, en vous souhaitant un bel été, enrichissons ce temps en pensées, en prières, en paroles, en actions mais surtout pas en omissions…. Fraternellement,

Olivier Truillet
Diacre