Pourquoi partir en pèlerinage ?

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Quelles raisons peuvent nous pousser à prendre notre bâton de pèlerin ?

Le pèlerin a un but…

celui-ci mène quelque part, à un terme, un lieu quel qu’il soit, qui aimante sa marche et dont en son cœur de pèlerin il attend je ne sais quoi, à la fois d’humble et d’immense, dont sa vie sans doute, et il l’espère, sera bouleversée. Le pèlerin n’est pas errant, il est mystérieusement aimanté. (p.16-17)

Etre pèlerin, c’est marquer une pause dans le rythme fou des jours et celui de l’ennui ou de la solitude… (p.17)

pour une rencontre...

C’est s’exposer à la nouveauté, à la surprise, à la différence, à la rencontre. (p.18)

Le pèlerinage ne représente-t-il pas aussi le secret espoir que pour nous comme pour Moïse ait lieu une rencontre comparable à celle qu’il fit, s’approchant du buisson ardent ? (Ex3) (p.20)

Car partir, c’est se rendre vulnérable ou perméable à Dieu. C’est manifester, par ce départ, que l’on est en quête de Dieu. (p.21)

L’homme qui marche redécouvre autrement le visage de Dieu

Dans sa longue marche, le pèlerin se réajuste, dans tous les sens du terme. Un peu comme on accorde un piano, pour que le timbre et la mélodie soient justes. L’homme en marche en quête de son Dieu s’ajuste, dans toutes les dimensions de son être. A mesure que son corps connaît la fatigue, au rythme de la marche, il retrouve en lui des profondeurs inattendues, des sources insoupçonnées. Dépouillé de l’inessentiel, il devient plus profondément lui-même, retrouvant la voix intérieure de son Dieu, redevenant aussi peu à peu plus juste à l’égard d’autrui, ouvert à une relation différente. (p. 45-46)

L’homme qui marche redécouvre autrement le visage de Dieu, de ce Dieu mystérieux qui aimante, ou oriente sa vie, comme à l’Orient se lève le soleil… (p.46)

Père Jacques Nieuvarts (Assomptionniste, accompagnateur de pèlerinages)
Nomades, le petit livre du marcheur et du pèlerin

Bayard, 2008