Le mot du curé

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Le père Paul CAILLIEUX nous commente les évangiles.

Dimanche 1er avril – Dimanche de la Résurrection

Avec habilité, saint Jean « préserve le mystère de l’intervention de Dieu, qui s’est déroulé sans témoins, avant la venue de Marie-Madeleine au tombeau. » Son récit évoque la nuit de la mort « de grand matin - sombre » et un commencement « le premier jour ».

La Passion a été violente. On sait son issue : le tombeau. Or, Marie bouleversée annonce « le tombeau vide ». Présents et actifs depuis le début de la Passion, Pierre et Jean réagissent différemment. La fin du récit de saint Jean qui nous est donné, nous fait comprendre que les Écritures ont été suffisamment convaincantes pour déclencher l’adhésion de « l’autre disciple ». Il vit et il crut. « Jusque-là, en effet, ils n’avaient pas vu que d’après l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts ». (Jean 20/09). Son récit qui décrit les « vêtements dans l’ordre et place où il les portait », atteste que le corps n’a pas été volé, mais que Jésus s’en est allé. L’autre disciple vit et il crut.

Jean 20,1-9

 

Dimanche 08 avril – 2ème dimanche de Pâques : Dimanche de la Miséricorde Divine

Enfermés dans la peur, les disciples voient Jésus venir à eux. Il leur fait don de « la Paix », lui qui porte les traces de la Croix. Cette vue extraordinaire du Seigneur les sort de la peur et les remplit de joie. Celui qui a vécu l’Expérience de la mort se montre maître de la vie : Il leur insuffle son Esprit. De craintifs ils deviennent animés d’une force divine. Ils peuvent remettre les péchés dans la puissance de la mort de Jésus. Ils sont reliés à Dieu. Tout cela se déroule « le Jour du Seigneur », temps privilégié de la présence du Seigneur à la communauté. Temps de la fraction du pain et de leur envoi dans le monde. L’absence de Thomas va permettre à saint Jean d’insister « sur la cohérence entre le Jésus crucifié et le Jésus glorifié ». C’est « l’élévation sur la croix qui constitue la révélation suprême de l’Amour du Père et la glorification du Fils ». Thomas donne alors à Jésus le titre le plus grand de tout l’Évangile : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ». Nous qui n’avons pas vu, sommes Bienheureux que nous soit donné le témoignage des Apôtres. Il nous permet d’adhérer au Christ et de devenir, de jour en jour, croyants.

 

Jean 20, 19-31

Dimanche 15 avril – 3ème dimanche de Pâques

Le témoignage des onze et de leurs compagnons commence. Les deux compagnons d’Emmaüs font un récit de leur expérience de rencontre avec « l’Étranger » et du partage « de la fraction du pain » qui leur permet de reconnaitre Jésus relevé de la mort. Voilà que le Ressuscité se manifeste de nouveau à eux. Ils sont stupéfaits, ils n’ont jamais vu Jésus dans la Gloire. Ils le prennent pour « un esprit » (Luc 24,37). « Pour les convaincre Jésus leur offre une Parole (Luc 24,38-39) puis un geste (Luc 24,40). Par-delà la mort, le Ressuscité est bien de condition humaine ». Mais cela ne suffit pas. Ils doutent toujours. Alors le ressuscité leur parle. Saint Luc nous rapporte ce discours du Ressuscité. Il leur parle de Moïse, des Prophètes, des Psaumes. « Il ouvre l’intelligence des disciples à la compréhension des Écritures », (l’ouverture des yeux, Luc 24,31, et le cœur brûlant, Luc 24,32). « La reconnaissance du crucifié ressuscité se réalise ». Les onze et leurs compagnons « saisissent en profondeur le rapport entre les évènements et le projet du Salut de Dieu ». Ils en sont les témoins. « C’est vous qui en êtes les témoins ! ».

 

Luc 24, 35-48

Dimanche 22 avril – 4ème dimanche de Pâques

Il faut passer par Jésus pour accéder aux brebis. Il est passage obligé pour aller vers le troupeau. Je peux dire, faire ce que je veux, si Jésus n’est pas dans ma vie, je n’accéderai pas au troupeau. « J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que les conduise ». Voici pourquoi le Père m’aime : parce-que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. La connaissance des brebis est la même que la connaissance du Père par le Fils et du Fils par le Père (Jean 10,14-15). Sa connaissance des brebis est enracinée dans la connaissance de son Père. Donner, recevoir de nouveau, voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père (V. 18). Jésus dans sa mort reste maître du don de sa vie dans l’amour de son Père. Il ne nous laisse pas orphelins, (Jean 14,18). « Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements » (Jean 14,15).

 

Jean 10,11-18

Dimanche 29 avril – 5ème dimanche de Pâques

La proposition de ce passage d’Évangile de saint Jean que nous donne l’Église aujourd’hui, est invitation à réfléchir aux conséquences qu’entrainent nos choix. Jésus est la Vraie vigne. La métaphore qu’il emploie est forte. Et nous, sommes les sarments. Notre vigueur vient de notre attachement à Jésus. « Porter du fruit signifie pour saint Jean être disciple, c’est à dire adhérer à Jésus dans la foi et l’amour, dans une attitude de conversion permanente, un amour qui soit signe pour le monde par sa qualité et son intensité ».

 

Jean 15,1-8

 

 

Paul Caillieux, Curé de la Paroisse Saint-Luc-aux-Marches-de-Puisaye

 

(Toucy, Pourrain, Leugny)