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Paroisse Saint-Vincent
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Fête hier et aujourd'hui : les martyrs du Japon

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Une chronique mensuelle pour découvrir les fêtes de notre calendrier liturgique

 

     Si les Chrétiens, toutes Églises confondues, ne représentent au pays « du Soleil Levant » que moins de 2% de la population, majoritairement shintoïste, leur nombre ne cesse de progresser, en particulier grâce à l’activité des clercs et laïcs des célèbres M.E.P., les « Missions Étrangères de Paris ». Mais ces communautés reviennent de loin et leur histoire n’est pas un chemin bucolique parsemé de roses, loin s’en faut. En effet, les Chrétiens catholiques de l’archipel constituent l’une des populations les plus persécutées de l’histoire de l’Église moderne, comme nous le rappelle le calendrier liturgique qui célèbre, au 6 février, le martyre de Paul Miki et de ses compagnons, mis à mort en 1597.

 

     Ce sont d’abord les Jésuites qui introduisent le Christianisme au Japon. L’une des figures missionnaires les plus célèbres de l’Ordre, saint François-Xavier, y débarque en effet dès 1549. Les progrès sont rapides et inquiètent un pouvoir politique qui voit là une forme de colonisation, à l’instar de celle que les Espagnols et portugais conduisent dans tout le Sud-Est asiatique, en particulier aux Philippines.

 

     Dès lors, les persécutions vont s’enchaîner, de la fin du XVIe siècle au milieu du XIXe siècle, puis qu’elle ne cessent qu’en 1854 quand le Japon est contraint par les grandes puissances européennes et américaine à s’ouvrir au commerce et aux missions extérieures.

 

     On distingue trois « pics » de persécution des chrétiens au Japon :

 

* 1597 : le 5 février de cette année, un jeune séminariste japonais, Paul Miki, et vingt-cinq autres chrétiens, Franciscains ou Jésuites espagnols et fidèles locaux sont crucifiés ou décapités à Nagasaki. Béatifiés en 1627, ils seront canonisés en 1862.

 

* De 1617 à 1632, une série de vagues d’arrestations conduit au supplice plus de deux cents catholiques dont cinquante-deux dits du « Grand martyr » du 10 septembre 1622, toujours à Nagasaki. Ils furent brûlés vifs ou décapités. Rome les béatifia en 1867. Le calendrier liturgique en fait mémoire à la date anniversaire du massacre.

 

* Entre 1633 et 1637, seize autres fidèles, liés aux Dominicains, sont exécutés. Canonisés par Jean-paul II en 1987, ils sont célébrés à la date du 28 septembre.

 

De nos jours, les 550000 catholiques japonais composent une communauté dynamique organisés en trois archidiocèses, Tokyo, Osaka et Nagasaki, le plus important. Dans l’archipel, 1600 prêtres gèrent près de 850 paroisses.

 

 

Patrice.

Illustration : le mémorial des martyrs de 1597 à Nagasaki

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