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Paroisse Saint-Vincent
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Le saint du mois : saint Hubert

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Une chronique mensuelle pour découvrir la vie d"un saint

La vie de ce grand évêque est peu connue, né au VIIe siècle, il est issu d’une grande famille noble, les Pépinides. Sa mère s’appelait Hugberne, sœur de Sainte OdaIl. Il est marié jeune, mais à la mort de son épouse, il va en 705 remplacer Saint Lambert à la tête du diocèse de Tongres-Maëstricht. Il fait construire une église sur les lieux de l’assassinat de son prédécesseur et y fait transférer ses reliques. Son apostolat en Belgique fut extrêmement fructueux.

 

A la fin de sa vie, il a un grave accident, une de ses mains est broyée par un marteau. Il endure de terribles souffrances. Dieu lui fait savoir qu’elles cesseront un an plus tard, comprenant qu’il mourra, il vit cette année dans une ascèse  redoublée. Il meurt de gangrène le 30 mai 727 à Fourons-le-Comte et est enseveli dans l’abbatiale de Saint Pierre de Liège qu’il avait fondée.

 

C’est sous le règne de Louis le Débonnaire, le 3 novembre 743, que Floribert, qui lui succéda comme évêque, porta ses reliques « sur les autels », manifestant ainsi sa canonisation par l’église (d’où la date de sa fête). En 825, l’évêque Walcaud fait transférer les reliques de Saint Hubert dans la forêt des Ardennes, vers Ambra qui prit définitivement le nom de Saint-Hubert.

Dès lors, les gens se déplacent pour prier et cela donne naissance à un pèlerinage qui est encouragé par le roi. Ce n’est qu’au Xe siècle que Saint Hubert prend vraiment le patronage des chasseurs qui, avant lui, se partageaient Saint Martin et Saint Germain.

Une croyance lui donnait le pouvoir de protéger de la rage.

En 1575, la Chasse de saint Hubert est vendue par l’abbé Jean de Lamock pour réparer l’église et le monastère de Genlis, incendiés le 15 octobre 1568 par des soldats huguenots. Depuis cette époque les restes du Saint ont disparus.

 

LA LÉGENDE de SAINT HUBERT

Bien plus tard, au XVe siècle, la légende raconte qu’Hubert, un jeune seigneur noble, est un chasseur invétéré. Oubliant le vendredi Saint, il veut aller chasser, mais personne ne veut l’accompagner. Il part donc seul dans la grande forêt des Ardennes et pourchasse un cerf toute la journée. C’est seulement le soir qu’il réussit à s’approcher de la bête, un magnifique 10 cors. Le cervidé fait alors front et Hubert, médusé, voit que celui-ci est d’un blanc immaculé et qu’une croix lumineuse brille au milieu de ses bois. Une voix tonne dans le ciel, lui disant qu’il devait se convertir, aller voir l’Evêque Lambert et contribuer à fortifier l’église dans la région.

Patron des chasseurs (fête le 3 novembre). Il était d’usage le jour de la Saint Hubert, dans la vènerie Royale, de décorer d’une rosette rouge le plus vieux piqueur, le plus vieux cheval et le plus vieux chien de la meute.

La clef de Saint-hubert, en partie datée des VIIIe et XVe siècle, était source de légendes. Autrefois conservée dans le trésor de la Collégiale Saint-Pierre de Liège, elle est actuellement dans le trésor de la Collégiale Sainte-Croix, toujours à Liège.

A Migé, au hameau de Nanteau une petite fontaine est surmontée d’une niche qui renferme une petite statuette de saint Hubert. 

 

Louis