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Paroisse Saint-Vincent
Paroisse Saint-Vincent

Histoire et description

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Découvrez une présentation de l'histoire et des lieux

L'église paroissiale, mise sous la protection de Saint Laurent, s'élève au centre du pays. Tout près d'elle, au sud, reposaient les défunts dans le petit cimetière communal.

    Mais reconnaissons-le, elle a fière allure cette église Saint Laurent, avec sa haute tour carrée, fortifiée, flanquée de puissants contreforts et couronnée de clochetons. Le tout pur style XVe siècle. Mais il est regrettable, sans doute, que le portail ait été refait en 1771 dans le goût de l'époque.

    De plan rectangulaire, 27 mètres de longueur et 11 mètres 30 de largeur, cet édifice, au premier abord, nous parait vaste. Impression d'autant plus justifiée que la voûte elle-même s'élève à près de 8 mètres.

    Malheureusement, de cette église primitive, celle du XIIe  siècle, il ne reste plus que quelques vestiges, parmi lesquels une travée ogivale, l'actuelle chapelle de la Sainte Vierge. Remarquons d'ailleurs qu'à cet endroit le dallage a été surhaussé d'une hauteur à peu près égale à la moitié des colonnes.


    Le reste de la construction va du XVIe au XVIIIe siècle. La nef principale était couverte d'une voûte en bois datant des XVII-XVIIIe siècles. Cette voûte retombait sur des piliers palmés renaissance (XVIe siècle). On a remplacé dernièrement cette voûte de bois par un travail léger fait de matériaux modernes.<emb19|center>

    Le bas-côté, sauf la chapelle de la Sainte Vierge, a été entièrement refait au XVIe siècle à en juger par la chapelle du clocher et à une baie flamboyante qui s’ouvre sur la façade.

Le chœur et l’abside ont du être restaurés à la même époque que le portail, c’est à dire au cours du XVIIIe siècle, en effet, ne remarquons-nous pas deux gros piliers massifs à colonnes sur lesquels on a sculpté des chapiteaux corinthiens tellement en vogue à partir de Louis XIV. Le retable est lui-même corinthien et sans doute contemporain du chœur. Remarquons ses colonnes ornées de vignes.

Mises à part deux statues modernes (la sainte Vierge et saint Antoine), toutes les œuvres sont anciennes, taillées dans la pierre. Dans le chœur, de chaque côté du retable : à droite un pape, à gauche Saint Etienne vêtu en diacre et tenant un évangile.

A l’entrée du chœur, au dessus des colonnes à chapiteaux se trouve Saint Eloi, en évêque, tout près de son enclume tandis que la statue de gauche est difficilement identifiable.

Dans le bas-côté, remarquons, près de la chapelle de la Sainte Vierge, la statue de Saint Nicolas et surtout celle de Saint Vincent "bourguignon" car il a sous ses pieds un écu décoré de raisins et de serpettes.

Mais les plus belles statues, à mon sens, se trouvent sous le clocher : celle de Sainte Anne donnant sa leçon de lecture à la Sainte Vierge et celle de Saint Hubert. Ce bas relief de Saint Hubert a été commandé le 4 juillet 1582 par Claude Vigny, laboureur à Nanteau. Ce fut Jehan Mignard, maître tailleur à Auxerre, qui le sculpte en pierre de taille. Remarquons à droite l’Abbesse de Charentenay à genoux (cf. Migé et son histoire). Ce bas-relief a du rester dans la chapelle de Nanteau jusqu’à la révolution, date à laquelle Charentenay se l’est approprié, tandis que Migé emportait la petite cloche... chacun sa part !