Histoire et description

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Découvrez une présentation de l’histoire et des lieux

L’HISTORIQUE

L’église de Coulanges la Vineuse a été détruite puis reconstruite à plusieurs reprises. En mai 1676, tout d’abord, un incendie ravagea le village et consuma l’église. Elle est alors arrangée. C’est le diocèse qui finança les travaux nécessaires.

Le 21 octobre 1732, pour la 2nde fois, l’église paroissiale est ravagée. Deux piliers s’effondrèrent provoquant la destruction de tout l’édifice. Face à ce chaos, les habitants firent appel à l’Intendant de Bourgogne qui, dès1734, octroie un impôt nouveau sur le vin pour financer les travaux. Il fallait regrouper près de 110.000 livres. La communauté des habitants du s’organiser pour nommer des personnes responsables des inventaires des vins et des récepteurs de l’argent.

Pour les plans, ils firent appel à Jean Jérôme Servandoni né à florence et demeurant à Paris. C’est un architecte, peintre et décorateur italien , élève de l’architecte Rossi et de Pannini, peintre de ruines et de monuments. Servandoni réveilla en France, au milieu du 18ème siècle, le goût de l’italianisme, ses œuvres principales sont : la façade de l’église St Sulpice à Paris ; la décoration de la chapelle de la Vierge de cette même église ; le maitre-autel de la cathédrale de Sens.

Pour les travaux, on fit appel à des artisans d’Auxerre et de Paris qui travaillaient selon les plans de Servandoni. Les travaux devaient durer jusqu’en 1740. Mais en 1738, les habitants demandèrent une modification des plans. Selon eux, l’église était trop étroite pour accueillir tous les paroissiens. Servandoni refit alors ses plans.

En 1742, l’église est achevée, mais les travaux sont de mauvaises qualités et de nouveaux travaux sont entrepris dans l’année 1751. Néanmoins, le 12 juillet 1742, l’évêque d’Auxerre consacre l’église.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA DESCRIPTION

L’église se présente sous la forme d’une croix régulière, inscrite dans un rectangle, avec une nef centrale et deux collatéraux (bas-côtés) de six travées. La nef se termine par le choeur et les collatéraux par 2 chapelles.

Le clocher est un vestige de l’église du 14ème, il mesure 30 mètres et renferme 3 cloches. Les 24 fenêtres sont ornées de verrières aux motifs géométriques variés dont les verres classiques du 18ème ont presque tous disparus. Elles ont été restaurées en 1868, et entre 1962 et 1965.

LES CURIOSITES A REGARDER

MOBILIER

— Maître-autel et table de communion du 18ème siècle, en marbre et Pierre polychrome (classé par les monuments historiques le 23 octobre 1991
— A droite du Maître-autel, Console crédence du 18ème siècle en bois doré et sculpté (inscrit aux M.H. le 21 décembre 1987).
— Dans le bas-côté Nord, un lutrin du 18ème siècle (classé le 5 décembre 1960).

TABLEAUX

En entrant par la petite porte du clocher : [Retour ligne manuel]
— Sous le clocher, Déposition de croix 18ème siècle (en mauvais état), ce tableau se situait derrière le Maître-autel
— Dans la chapelle de la Sainte Vierge, Présentation de Jésus au Temple du 18ème siècle. Ce tableau a été offert à l’église en 1754
— Derrière le Maître-autel, peinture de Azambe (1919) représentant les Saints Patrons de l’église (Ste Vierge, St Christophe et St Pèlerin).
— Dans la chapelle du Sacré Cœur, les disciples d’Emmaüs de 1776.
— Au baptistère, le baptême de Jésus par saint Jean-Baptiste du 17ème siècle, très remanié au 19ème, restauré en 2000.
— Le chemin de Croix, érigé le 8 décembre 1861, se compose de 14 tableaux peints à l’huile sur toile.
— Tableau peint de l’Annonciation du 15ème siècle. Ce tableau, classé et restauré, est actuellement au musée St Germain à Auxerre.

STATUES

— Dans le chœur, à gauche Vierge à l’enfant du 14ème siècle en pierre polychrome, classée
— Dans le chœur, à droite Saint Pèlerin du 14ème siècle en pierre polychrome, classée
— Dans le transept droit, saint Pierre en pierre polychrome
— Dans le transept gauche, saint Vincent en pierre polychrome.

ORNEMENTS LITURGIQUES

— Une chasuble de brocard d’or et de soie, offerte par Monseigneur de Caylus, classée en 1904
— Autel privilégié : indult (indulgence, faveur) accordé par le Saint-Siège à Rome à l’église de Coulanges la Vineuse le 5 mars 1847. Un autel privilégié est choisi, pour pouvoir gagner une indulgence plénière, cinq fois par an, par l’évêque du Diocèse. L’autel choisi fut le Maître-autel, le 29 juin 1847. Les conditions pour gagner cette indulgence étaient les suivantes : s’être confessé avec un sincère repentir et recevoir le saint Sacrement de l’Eucharistie.

Une visite à l’église pour y prier quelque temps, en union d’intention avec la Sainte Eglise. Les jours désignés étaient les suivants : les fêtes de Pâques, Pentecôte, l’Assomption de la Sainte Vierge, la Toussaint et Noël.