Échos de la présentation du livret diocésain 2017 et des conférences de carême

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Le livret diocésain 2017 et le cycle des conférences de carême à la Maison diocésaine.

Le livret diocésain 2017

Ce mercredi 8 février, la présentation du livret diocésain 2017 a été un succès salle Marie-Noël de la Maison diocésaine à Auxerre devant une assemblée de 120 personnes.

Après un temps de prière introductif, Mgr Hervé GIRAUD, archevêque de notre diocèse, a mené une conférence sous forme de lectio divina sur le thème « La pédagogie de la prière eucharistique no 4 ». Dans un deuxième temps, ce sont les pères Olivier ARTUS, François CAMPAGNAC et Hugues GUINOT, qui ont présenté l’édition 2017 du livret diocésain distribué à tous à la veille du carême qui a commencé cette année le 1er mars. Le thème spirituel de cette édition 2017 du livret est « Pain de Dieu, Pain de Vie ».

La soirée s’est conclue par un repas partagé très convivial.

Échos de la soirée sur le site internet diocésain en cliquant ici. Vous y trouverez en consultation et en téléchargement le livret 2017.

Afin de couvrir les frais d’impression, il est demandé 2 € par livret distribué en paroisse. L’équipe diocésaine de la Formation permanente vous remercie pour ce soutien.

Tous ceux et celles qui souhaitent obtenir des exemplaires du livret doivent s’adresser à l’un des services suivants de la Maison diocésaine :

Présentation du cycle des conférences

Lors de ce temps du carême 2017, le cycle des trois conférences a été mené par les trois personnes suivantes : M. Guy AURENCHE, le père Arnaud MONTOUX et Mgr Hervé GIRAUD.

  •  M. Guy AURENCHE est l’ancien président du CCFD-Terre Solidaire, pour en savoir plus cliquez ici.
  •  Le père Arnaud MONTOUX est le curé administrateur de la paroisse St-Germain à Auxerre. Il vient de publier un livre aux éditions du Cerf « Réordonner le cosmos » faisant suite à sa thèse sur Cluny vu par Jean Scot Érigène (clerc et philosophe irlandais du IXe siècle).
  •  Mgr Hervé GIRAUD est l’archevêque du diocèse de Sens et Auxerre et le prélat de la Mission de France.

Échos des conférences de carême

Les grandes lignes des conférences présentées ci-après sont réalisées à partir des notes de David-Marie GESTALDER, catéchiste sur la paroisse St-Pierre St-Paul de Puisaye-Forterre.

Conférence du 9 mars par Guy AURENCHE, thème « La solidarité à la lumière de la Miséricorde, cadeau de Dieu » :

Après un temps de prière autour du chant Laisserons-nous à notre table et une courte réflexion sur un extrait de l’Évangile selon saint Matthieu (Mt 7, 7-12), environ deux cent personnes ont assisté à la vivante conférence de M. Guy AURENCHE, dont voici les grandes lignes :

Partager le Corps du Christ n’est pas dissociable du fait de partager avec nos frères et sœurs non seulement les biens matériels, mais aussi spirituels.

Le récit de la multiplication des pains (cf. Mt 14, 14-21) est le plus bel exemple de repas solidaire. Jésus est pris de pitié et de compassion pour la foule présente affamée de nourriture et de la Parole de Dieu.

La miséricorde de Dieu le Père est une source de compassion pour chacun de ses enfants.

Le Pain de Dieu et de Vie (thème du livret diocésain 2017) nous ouvre les yeux sur la Vérité (cf. récit des disciples d’Emmaüs. Lc 24, 13-31). L’évangéliste dit : « Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. » (Lc 24, 31). Ce récit est à mettre en parallèle avec celui de la tentation en présence de l’arbre de la connaissance du bien et du mal dans le livre de la Genèse (cf. Gn 3). « Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus. » (Gn 3, 7a).

Dans son encyclique Lumen fidei au no 17, le pape François nous éclaire sur le fait d’ouvrir nos yeux en vue de recevoir pleinement la lumière de la Résurrection :

« Maintenant, à la lumière de sa Résurrection, la mort du Christ dévoile la fiabilité totale de l’amour de Dieu. En tant que ressuscité, le Christ est témoin fiable, digne de foi (cf. Ap 1, 5 ; He 2, 17), appui solide pour notre foi. « Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est votre foi ! », affirme saint Paul (1 Co 15, 17). Si l’amour du Père n’avait pas fait ressusciter Jésus d’entre les morts, s’il n’avait pas pu redonner vie à son corps, alors il ne serait pas un amour pleinement fiable, capable d’illuminer également les ténèbres de la mort. Quand saint Paul parle de sa nouvelle vie dans le Christ, il se réfère à « la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi » (Ga 2, 20). Cette « foi au Fils de Dieu » est certainement la foi de l’Apôtre des gentils en Jésus, mais elle suppose aussi la fiabilité de Jésus, qui se fonde, oui, dans son amour jusqu’à la mort, mais aussi dans son être Fils de Dieu. Justement parce que Jésus est le Fils, parce qu’il est absolument enraciné dans le Père, il a pu vaincre la mort et faire resplendir la plénitude de la vie. Notre culture a perdu la perception de cette présence concrète de Dieu, de son action dans le monde. Nous pensons que Dieu se trouve seulement au-delà, à un autre niveau de réalité, séparé de nos relations concrètes. Mais s’il en était ainsi, si Dieu était incapable d’agir dans le monde, son amour ne serait pas vraiment puissant, vraiment réel, et il ne serait donc pas même un véritable amour, capable d’accomplir le bonheur qu’il promet. Croire ou ne pas croire en lui serait alors tout à fait indifférent. Les chrétiens, au contraire, confessent l’amour concret et puissant de Dieu, qui agit vraiment dans l’histoire et en détermine le destin final, amour que l’on peut rencontrer, qui s’est pleinement révélé dans la Passion, Mort et Résurrection du Christ. »

La résolution de la problématique de l’interdépendance nous propose trois issues :

  •  1) Mettre à mort celui qui est la cause de l’interdépendance.
  •  2) Se dire que le meilleur gagne ! Avec la conséquence qui en découle, l’apauvrissement.
  •  3) Le partenariat solidaire.

Aujourd’hui 1 % de la population mondiale possède 52 % des richesses.

Le sens du don est merveilleusement illustré par le récit du bon Samaritain (cf. Lc 10, 30-37). Ce Samaritain est pris de compassion, il se donne lui-même en chargeant le blessé sur sa monture (cf. Lc 10, 34) à l’image du Christ qui s’est donné intégralement sur la monture de la Croix.

La lumière de la miséricorde du Père, c’est une histoire de l’amour gratuit de Dieu le Père ayant plus de valeur que la notion de rachat des fautes. La miséricorde c’est une invitation de venir à la table du Seigneur pour discuter avec lui et non s’enfoncer sous le fardeau de nos fautes. La miséricorde, c’est Dieu qui s’approche de nous, cette miséricorde nous appelle à nous mettre en chemin vers la Vie, vers le Résurrection (cf. Jn 14, 6a).

En cliquant ici, le site internet du diocèse vous propose de réécouter et de revoir les échos sur Twitter.

Conférence du 16 mars par par le père Arnaud MONTOUX, thème « l’Eucharistie édifie l’Église » :

Après un court temps de présentation, le père Arnaud MONTOUX a introduit sa conférence par un instant de prière avec le chant Tui amoris suivi de la lecture de la parabole du riche et du pauvre Lazare dans l’Évangile de saint Luc (Lc 16, 19-31).

Oui l’Eucharistie est bien là pour édifier l’Église. En citant un écrit du IIIe siècle, le père Arnaud nous rappelle que l’Église fait l’Eucharistie et que l’Eucharistie fait l’Église. Pourquoi l’Église fait-elle l’Eucharistie ? Parce qu’elle est membre du Corps du Christ. L’inverse est également vrai car l’Eucharistie, geste d’amour par excellence, rassemble les hommes qui s’assemblent (étymologie grecque du mot Église : ekklêsía « ἐκκλησία » signifiant assemblée).

Les diverses façons de célébrer l’Eucharistie ont constitué au fil des siècles la Tradition qui au final rejoint le mystère unique de la Passion du Christ. La constitution dogmatique Lumen gentium en son no 11 nous dit : « Pourvus de moyens salutaires d’une telle abondance et d’une telle grandeur, tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur condition et leur état de vie, sont appelés par Dieu, chacun dans sa route, à une sainteté dont la perfection est celle même du Père. »

L’Eucharistie prend sa place dans toute sa largeur et son envergure pour ouvrir aux fidèles un grand horizon  formant l’Église et le Corps du Christ. Les églises sont l’empreinte de l’Église du Christ, notons bien ici la différence d’orthographie des deux mots « église ».

Les basiliques étaient des lieux de rassemblement des hommes sous la domination romaine (basilique vient du latin basilica signifiant salle royale). Nos églises héritent de cela. Dieu se rassemble avec les hommes et les hommes se retrouvent autour de Dieu. Au sein de cette assemblée, l’Eucharistie devient une architecture de la grâce.

L’architecture de nos églises fait corps avec les vertus théologales mentionnées par saint Paul sans sa première lettre aux Corinthiens : « Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité. » (1 Co 13, 13). Ces vertus ont Dieu pour objet, elles disposent l’homme à vivre en relation avec Dieu. Ce sont la foi, l’espérance et la charité. Nous allons voir qu’en réalité elles sont intimement liées à l’architecture des églises médiévales.

La foi :

C’est le portail, c’est la réponse de l’homme à la révélation de Dieu qui se donne dans l’Eucharistie par le Christ. Jésus est le sommet de la révélation et constitue un acte d’hospitalité.

L’espérance :

C’est la nef, la longueur, cela nous rappelle la longue histoire du peuple hébreu, la longue marche de la vie avec ses difficultés. Lorsque nous parcourons cette nef en allant vers le portail, c’est pour repartir avec la lumière du Christ et la porter aux yeux du monde. L’expression latine ite missa est « allez, la messe est dite ! » rejoint cette dimension missionnaire d’évangélisation. La nef est une double circulation : attirance et envoi.

La charité :

C’est le chœur, l’horizon de Dieu, du Christ, c’est l’achèvement de tout. Mais entre la nef et le chœur il y a le transept lieu de courant d’air. Cela nous rappelle l’homme tenté, hésitant. Nous nous sentons tiraillés

Le père Arnaud MONTOUX a ensuite fait le lien entre l’architecture et les vertus cardinales que sont la prudence, la tempérance, la force d’âme et la justice. Ainsi la crypte d’une église située sous le chœur symbolise la justice signe de stabilité et d’équilibre. L’architecture de la crypte soutien mécaniquement toute l’édifice du chœur et donc le sanctuaire du Seigneur. Le dallage en pierre représente la force d’âme qui nous aide à discerner et à aller vers l’Eucharistie.

En cliquant ici, le site internet du diocèse vous propose de réécouter et de revoir les échos sur Twitter.

Conférence du 23 mars par par le monseigneur Hervé GIRAUD, thème « se laisser transformer par l’Eucharistie » :

Les grandes lignes directrices de la dernière conférence du cycle sont disponibles en téléchargement en cliquant ici.

En cliquant ici, le site internet du diocèse vous propose de relire le texte de la conférence et de revoir les échos sur Twitter.