L’église de Sainpuits

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Église Sainte-Marie-Madeleine

Présentation

Visible de plusieurs kilomètres à la ronde, notre église de Sainpuits est dédiée à sainte Marie-Madeleine. Son plan est formé d’une simple nef érigée à la fin du XVe et au début du XVIe siècle. Elle fut modifiée, probablement restaurée et aménagée après la guerre de Cent ans qui ravagea ces contrées, sur les bases de l’édifice primitif dont l’époque de construction remonterait au XIIe siècle.

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Une statue en bronze du IIIe siècle a été trouvée dans un champ proche du bourg au milieu du XIXe siècle, elle atteste d’une présence humaine très ancienne. Au XIIe siècle, la Puisaye et une partie de la Forterre appartenaient au clergé séculier d’Auxerre. Elles passèrent ensuite aux barons de Toucy et aux comtes de Saint-Fargeau.

Visible de plusieurs kilomètres à la ronde, notre église de Sainpuits est dédiée à sainte Marie-Madeleine. Son plan est formé d’une simple nef érigée à la fin du XVe et au début du XVIe siècle. Elle fut modifiée, probablement restaurée et aménagée après la guerre de Cent ans qui ravagea ces contrées, sur les bases de l’édifice primitif dont l’époque de construction remonterait au XIIe siècle. Ceci peut être vérifié par l’observation de quelques maçonneries de la nef ainsi que l’édicule qui flanque la façade nord.

Son importante tour-clocher s’impose à l’ouest et renferme un portail flamboyant datant du XVIe siècle. Le haut du clocher offre une vue imprenable sur le village et ses environs.

Après ces deux principales périodes de construction une sacristie fut édifiée au XIXe siècle et une petite chapelle située au sud fût modifiée.

La construction de l’église s’est effectuée à l’époque de la Renaissance en utilisant le style flamboyant. De nombreuses églises de Puisaye et de Forterre datent de cette époque et sont construites dans le même style. L’édifice abrite de nombreuses œuvres d’art dont certaines sont classées.

Description réalisée à partir de recherches documentaires effectuées par David-Marie GESTALDER, membre des Parvis de l’Yonne.

Bibliographie :

Prière au saint patron

Marie de Magdala, Marie-Madeleine, tu as entendu Jésus parler et tu l’as suivi en compagnie de plusieurs hommes et femmes, renouvelés, trouvant un nouveau goût à la vie !

Mais, juste avant la fête de la paque, tu as vu Jésus cloué publiquement sur une croix, moqué et affreusement traité. Tu étais là quand il a offert sa vie dans un grand sacrifice d’amour à son Père pour nous et pour la multitude. Quand les hommes ont descendu son corps de la croix et l’ont porté dans le tombeau neuf creusé dans la paroi, tu les as suivi pour voir où on le déposait. Quel vendredi cruel, désespérant, apparemment si injuste !

À peine le grand Shabbat achevé, à l’aube du premier jour de la semaine, tu te rends au tombeau. La pierre qui le fermait a été enlevée. Tu cours alerter Pierre et l’autre disciple : on a enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où on l’a mis ! Ils viennent à la hâte, regardent le linceul. Jean voit et croit.

Restée seule, Jésus ressuscité se manifeste à toi la première : « Marie ! » — « Maître bien-aimé », réponds-tu (Jn 20, 16). Il te charge d’un message : « Va dire à mes frères que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu » (Jn 20, 17). Promptement et remplie de joie, tu leur annonces : « J’ai vu le Seigneur et voilà ce qu’il m’a dit ! » (Jn 20, 18).

Sainte Marie-Madeleine demande pour nous au Maître : une grande attention à la mort de Jésus et à sa signification. Une foi très profonde au Seigneur ressuscité qui bouleverse toutes les données de la vie humaine. Une volonté d’être messager de cette Bonne Nouvelle. Amen, alléluia !

Prière composée par l’abbé Pierre-Marie LHOSTE.