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  <title>Tribunes</title>
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  <description>Les tribunes de Mgr Pascal Wintzer</description>
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  <item rdf:about="https://www.yonne.catholique.fr/actualites/diocese/drill-drill-drill">
    <title>Drill ! Drill ! Drill !</title>
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        Tribune de Mgr Pascal Wintzer
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        <dc:title>Drill ! Drill ! Drill !</dc:title>
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    <content:encoded><![CDATA[<p>La prochaine COP à Belém peut être un moment d’espoir pour l’humanité, pour le vivant, pour la planète. Pourtant, en parallèle à cette assemblée, des gouvernants foulent au pied toute perspective d’avenir.</p>

<p>Comme dans d’autres domaines, la réflexion est biaisée par des alternatives mensongères. Dans le domaine de l’écologie, certains opposent une écologie qui ne pourrait qu’appauvrir la population et ramener ses modes de vie à l’éclairage à la bougie à la levée des réglementations qui entravent le développement économique et l’emploi. Certes, l’Europe est plus policée que le Président Trump, mais le fond peut être le même, il fut déjà affirmé par un de ses prédécesseurs à la Maison Blanche&nbsp;: «&nbsp;D’aucune manière, le mode de vie des Américains ne changera&nbsp;!&nbsp;»<br />
Qui peut démontrer que des politiques écologiques, des changements de mode de transport, de consommation, de production conduiraient immanquablement à un appauvrissement généralisé&nbsp;? En effet, ces politiques mettent en cause certaines industries, comme certains modèles agricoles et des manières de produire, mais au profit d’autres pratiques, qui ne sont pas moins génératrices de richesses. Pourtant, pour préserver le présent et ceux qui y ont une voix forte, et surtout des intérêts financiers immédiats, on ne se préoccupe pas de demain. Certes, la réalité est complexe, mais la pensée réduite à des slogans a encore de belles heures devant elle.</p>

<p>Par une analogie que certains peuvent ne pas partager, je vois dans le débat qui touche l’écologie des proximités avec celui qui concerne la fin de vie. En effet, sur ce dernier sujet, certains tenants de l’euthanasie, opposent cette pratique, qu’ils disent humaine, expression d’une fraternité, à la souffrance dans laquelle on ne pourrait que laisser des malades, ne leur apportant aucun soulagement. S’il en est ainsi, le choix est vite fait&nbsp;: qui ne souhaiterait pas voir apaisées ses souffrances… et l’euthanasie en serait la seule issue.</p>

<p>Le choix de pratiques plus respectueuses de l’humain, du vivant et de la planète n’est pas un choix idéologique porté par des pourfendeurs de l’économie ou du confort, mais une prise de conscience des conséquences des dérèglements dont chacun peut de plus en plus faire l’expérience&nbsp;: événements climatiques violents, extinction d’espèces animales, migrations hors d’espaces de la planète devenant peu vivables.</p>

<p>Les modes de vie d’aujourd’hui sont-ils si heureux qu’il n’y faudrait rien changer&nbsp;? L’état moral et psychologique de la population est-il si satisfaisant que tout changement n’apporterait que du pire&nbsp;?</p>

<p>Nous sommes aujourd’hui devant un devoir de résistance car les opposants à des politiques écologiques ont beaucoup de puissance, financière avant tout. Comme évêque, ma résistance est celle d’une parole, elle entend surtout être celle de la paix désarmée et désarmante, pour reprendre une expression du pape Léon XIV. Elle se fonde surtout sur la conscience assurée que chaque être humain a capacité à entrer en réflexion, au-delà des discours faussés voire fallacieux distillés ou assénés par de puissants lobbies.</p>
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    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Tiffany Gesquière</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>Tribunes</dc:subject>
    
    <dc:date>2025-12-02T08:59:28Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.yonne.catholique.fr/actualites/diocese/l2019archeveque-au-stade-il-faut-toujours-une-premiere-fois">
    <title>L’archevêque au stade… Il faut toujours une première fois</title>
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        Tribune de Mgr Pascal Wintzer
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        <dc:title>L’archevêque au stade… Il faut toujours une première fois</dc:title>
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    <content:encoded><![CDATA[<p>Il a fallu que j’atteigne presque soixante-six ans pour que je franchisse les portes d’un stade, en l’occurrence le bien-nommé stade de l’abbé Deschamps à Auxerre.<br />
J’ai en effet été invité par les élus du Département à assister à un match de l’AJA&nbsp;; l’archevêque d’Auxerre ne pouvait s’y dérober ni ne pas supporter l’équipe de la ville où il réside.</p>

<p>Je reconnais une certaine inquiétude à mesure que la date approchait. Comment cela se passe&nbsp;? Comment accède-t-on&nbsp;? Quel comportement faut-il avoir&nbsp;? Assis&nbsp;? Debout&nbsp;? J’ai plutôt l’habitude de fréquenter les cinémas, les salles de concerts, les opéras, en France et à l’étranger, depuis de nombreuses années, et j’en connais les us et coutumes, mais… un stade de football&nbsp;!<br />
Je me retrouve dans&nbsp;la situation que disent connaître les personnes qui n’ont pas l’habitude de franchir les portes des églises, pour une messe, une autre cérémonie. Mes questions sont les leurs&nbsp;: que dire&nbsp;? Comment se tenir&nbsp;? Debout&nbsp;? Assis&nbsp;? Etc. Beaucoup de catéchumènes nous disent que ces questions les traversent, et même les inquiètent et ont pu les empêcher d’aller à une messe, ignorant tout des comportements qu’il est bon d’y adopter.<br />
Pour cette raison, les accompagnateurs vivent aussi leur mission comme initiant les catéchumènes, non seulement à la Bible, à la prière, à la connaissance de Dieu, mais aussi aux paroles et aux gestes de la liturgie. Ils se tiennent à leur côté pendant la messe, les éclairant sur les gestes, leur expliquant le sens de telle parole, de telle attitude.</p>

<p>Au stade, j’ai aussi bénéficié d’une telle initiation. Après mon entrée, quelqu’un m’a reconnu et m’a piloté jusque dans les salons d’accueil (je dois dire que j’avais une place VIP&nbsp;!).<br />
Pendant le match, il suffit de suivre les mouvements de la foule&nbsp;; de regarder le ballon comme les joueurs. On est vite dans le bain. Pourtant, j’aurais pu poser telle ou telle question à mes voisins, ma faible connaissance du football et de ses règles ne m’ont pas permis de savoir ce qui provoque un «&nbsp;hors-jeu&nbsp;»&nbsp;!<br />
Mais c’est un peu comme la liturgie&nbsp;: il ne faut pas chercher à tout comprendre&nbsp;; l’intelligence ne dit pas tout&nbsp;; on se laisse porter par ceux qui en savent plus que vous, on est soutenu par leur enthousiasme.</p>

<p>Je dois quand même dire une chose&nbsp;: ce dimanche 7 décembre 2025, l’AJA jouait contre le FC Metz… et a gagné&nbsp;: 3/1&nbsp;! Je crois que l’équipe, les auxerrois, les icaunais, et les supporters avaient besoin de cela. L’AJA est remontée dans le classement.<br />
Mes voisins ont attribué cette victoire à ma présence et à ma prière… ils espèrent que je reviendrai à l’abbé Deschamps pour qu’un tel score se renouvelle… Cependant, je n’étais pas sur le terrain, et heureusement pour l’équipe. C’est elle qui a gagné, les joueurs et les entraîneurs. Bravo&nbsp;; et que cela continue.</p>
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    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Tiffany Gesquière</dc:creator>
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      <dc:subject>Tribunes</dc:subject>
    
    <dc:date>2026-01-06T14:28:26Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
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  <item rdf:about="https://www.yonne.catholique.fr/actualites/diocese/antimoderne">
    <title>Antimoderne !</title>
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        Tribune de Mgr Pascal Wintzer
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        <dc:title>Antimoderne !</dc:title>
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    <content:encoded><![CDATA[<p>On annonce un projet de loi, soumis au Parlement ce mois de janvier, visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de quinze ans, et l’usage des téléphones portables par les élèves dans les lycées, ainsi qu’il en est déjà dans les écoles et les lycées.<br />
Ceci s’inscrit dans la logique de&nbsp;la commission d’enquête de l’Assemblée nationale qui demandait l’interdiction de l’usage de Tik-Tok aux mineurs de moins de seize ans. Les personnes auditionnées par cette commission n’ont pas de mot assez dur pour dénoncer le caractère dangereux de ce réseau social et de son algorithme. Même s’il n’est pas la cause du mal-être de certains adolescents, il ne les a pas aidés à y faire face, tout au contraire, conduisant certains au suicide.<br />
Soit, alors, après seize ans, tout ira bien&nbsp;!</p>

<p>Le problème des réseaux sociaux, ce ne sont pas leurs utilisateurs, ce sont les réseaux eux-mêmes. Ce n’est pas une question d’âge, ce ne concerne pas seulement Tik-Tok, c’est tout un ensemble qu’il convient de dénoncer et de fuir.<br />
Dans les années 80, la console de jeux Sega avait pour slogan publicitaire&nbsp;: «&nbsp;Sega c’est plus fort que toi&nbsp;». Cette affirmation pourrait valoir pour les réseaux sociaux. C’est une illusion de penser que nous pouvons maîtriser leur usage, les algorithmes, le type de relations qu’ils induisent.<br />
J’en ai fait l’amère expérience. Il y a quelques années, un communicant m’avait dit qu’un évêque devait être sur Twitter (avant que cela ne devienne X). J’ai posté des réflexions spirituelles, assez générales, pour une audience limitée (car c’est bien ce qui compte avec les réseaux&nbsp;: non pas ce que l’on publie, mais le nombre des vues et surtout, à l’époque, des ‘’retweet’’). Il a fallu, qu’une fois, je tienne un propos négatif sur une personne, et qu’une autre fois je propose une réflexion ironique, usant du second degré, pour que ces posts aient quelque succès… bien regrettable, puisque, dans l’un et l’autre cas, ceci a pu blesser des personnes. Le jour même j’ai supprimé le compte.<br />
On peut me penser naïf, peu aguerri aux règles de la communication moderne, je l’admets. Et je me trouve très heureux à préférer la presse – lorsqu’elle sait ne pas trouver ses informations sur les réseaux sociaux mais dans le travail d’enquête – et la lecture – sur papier – des livres.</p>

<p>On veut protéger les jeunes des réseaux sociaux&nbsp;; mais lorsqu’ils voient les adultes qui les entourent accrochés à des écrans… Si les adultes estiment devoir montrer l’exemple aux enfants et aux jeunes, les voir «&nbsp;scroller&nbsp;» sans limite ne relève pas de cette exemplarité.<br />
Je pense de manière de plus en plus résolue que les réseaux induisent des comportements qui blessent l’humanité et les relations interpersonnelles. Ils conduisent à supprimer tout temps pour la réflexion – il faut écrire et réagir dans l’immédiateté&nbsp;–&nbsp;; ils s’appuient sur des émotions non mises à distance&nbsp;; ils entretiennent le désir de se mettre en scène et conduisent le plus souvent à des déceptions narcissiques profondes puisque la moquerie y est une réponse plus fréquente que les encouragements&nbsp;; ils laissent penser que le chiffre est le seul critère indépendamment de la vérité intrinsèque à telle ou telle affirmation ou fait. Même le monde religieux tombe dans ce piège puisqu’on évaluera le succès d’un événement, d’une prise de position, au nombre de vues sur les réseaux. Ceux-ci sont bien entendu incapables de dire le travail de la grâce.</p>

<p>De ce fait, si nous entendons conserver une certaine force d’âme, si nous estimons que la fragilité humaine n’est pas une tare mais une de nos belles caractéristiques, si nous choisissons la délicatesse et le sens de la nuance… une seule attitude s’impose, ne jamais mettre l’œil sur un quelconque réseau social, quel qu’il soit,&nbsp;et si nous y avons quelque présence, s’en défaire immédiatement et totalement.</p>

<p>J’écris ceci alors que je sais les diocèses catholiques présents sur les réseaux… ceci doit-il demeurer&nbsp;? On se retranche derrière Carlo Acutis, le «&nbsp;geek de Dieu&nbsp;», pour encourager cette pratique, une «&nbsp;chance pour la foi&nbsp;». Cependant, ce sont des sites internet qu’il a créés et animés&nbsp;; utilisait-il les réseaux sociaux&nbsp;? Sa mère répond à cette question&nbsp;: «&nbsp;il a mis ses talents à disposition pour créer un site web sur les miracles eucharistiques et une exposition sur le même sujet qui a fait le tour du monde. Mais il n’a pas utilisé ces médias pour bavarder ou s’amuser&nbsp;».</p>

<p>A la différence de Carlo Acutis, j’appartiens à une génération qui est née et a grandi avant internet et le téléphone portable. De même, je suis dans la situation de quelqu’un qui n’a jamais fumé et n’a donc pas d’effort à faire pour se sevrer d’une addiction qui n’a jamais été la sienne. Si les réseaux deviennent une addiction, et je pense qu’ils sont construits pour cela, ils doivent être traités comme n’importe laquelle de celles-ci, le sevrage puis l’abstinence.</p>
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    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Tiffany Gesquière</dc:creator>
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      <dc:subject>Tribunes</dc:subject>
    
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