L'édito de mars : et si l' échec était source de libération?

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Une chronique mensuelle ouverte à la découverte


Benjamin Zander, chef d'orchestre et professeur, voulait faire comprendre qu’il ne faut pas avoir peur de l'échec.
Lors de la répétition d'un concert, alors qu'un jeune violoncelliste commet une erreur et perd tous ses moyens, Benjamin Zander lui conseille de dire :" mais c'est fantastique!".
Après un moment d'hésitation, l'orchestre se met à rire, soulagé sans doute de ne plus devoir prendre au sérieux une erreur....
Le violoncelliste commet une nouvelle erreur, et cette fois Benjamin Zander rit et lance à la cantonade " ah mais vraiment c'est fascinant"!
Le jeune musicien se libère peu à peu....et sa musique devient plus libre, plus joyeuse, libéré sans doute de la peur de l'échec...


Et si on appliquait cela à la vie dans son ensemble : ne plus considérer l'échec comme un "ennemi", mais comme une source de libération ( tordre le coup à ce fameux idéal de perfection que personne n'atteint!)

Mahatma GANDHI a écrit :" la liberté ne vaut rien si elle n'inclut pas la liberté de commettre des erreurs".

D'ailleurs, et c'est un peu dans le même ordre, j'ai pris conscience que je me malmenais parfois ( "non, mais quelle idiote tu es", " tu es vraiment nulle ma pauvre fille"... etc... )
Après avoir lu cette histoire, je me suis dit que jamais je me permettrais de dire de telle chose à qui que ce soit....comment puis je alors m'infliger de si terribles jugements ?
Je m'interdis donc désormais ce genre de pensée....et je rirais de mon prochain échec en m'encourageant à recommencer....
Toute charité bien ordonnée, commence par soi même, non?

Catherine