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Paroisse Saint-Vincent
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Trésor d'art et de foi : l'Annonciation, autel de Chitry-le-Fort

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Une chronique mensuelle pour découvrir notre patrimoine"

St-Valérien de Chitry-le-Fort recèle, entre « trésors » artistiques, un somptueux maître-autel ancien, en bois doré. Belle réalisation du XVIIIe siècle, il paraît, tant par sa taille que par son caractère « luxueux », pour ainsi dire « inadapté » à la modestie de l’église qui le conserve aujourd’hui. Et pour cause… puisqu’il provient en réalité d’un couvent détruit à la Révolution.

 

Conformément à la loi alors en vigueur, les bâtiments des communautés religieuses, dissoutes en 1791, furent vendus, et souvent démolis, et leur mobilier réparti dans les paroisses des environs. Ce fut le cas des Franciscains d’Auxerre, surnommés « Cordeliers » en raison de la corde qui, signe de leur pauvreté revendiquée, leur servait de ceinture. La place du même nom, au cœur de la vieille ville, en conserve le souvenir.

 

En réalité, seule la partie supérieure de l’autel, composée de la prédelle (estrade), du tabernacle (réserve eucharistique, au centre) et du retable (panneaux latéraux décorés) est conservée. C’est ce retable qui présente deux scènes en bas-relief, l’Annonciation ( à gauche) et la Visitation ( à droite).

Au premier tableau, encadré par d’élégantes colonnes torsadées et feuillagées, l’ange Gabriel, au drapé agité par le souffle, occupe le côté gauche ; ses bras tracent un axe oblique qui part du coin supérieur et se prolonge en direction de l’angle inférieur droit, vers la Vierge agenouillée devant un pupitre portant le Livre des Saintes Écritures. À la fois surprise et recueillie, Marie, au regard perdu, croise les bras sur sa poitrine, tout en tournant légèrement la tête, non pas tant vers le messager que vers un ailleurs qui n’est autre que sa relation intérieure à Dieu.

 

Dans le coin supérieur droit, la nuée portée par des chérubins, porte la colombe du Saint Esprit sous le regard duquel se déroule la scène ; gravés dans le bois, les rayons de la grâce divine dardent vers Marie.

       Patrice

                                   

 

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