Le mot du curé

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Le père Paul CAILLIEUX nous commente les évangiles.

 

Dimanche 1er juillet – 13ème du Temps Ordinaire

Deux récits nous sont présentés par Saint Marc. La petite fille d’un chef de synagogue et une femme incurable. Des deux côtés une forte espérance envers Jésus. Jésus touché par la confiance de cet homme part avec lui auprès de sa fille. La foule est dense, écrasante. Une femme malade d’hémorragie depuis douze ans, qui selon la loi doit éviter tout contact, attirée par la renommée de Jésus, avec confiance se débrouille pour que son vêtement touche Jésus. « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée ». Guérison immédiate.  « Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui ». Il interroge, « Qui a touché mes vêtements ? ». Réponse des disciples, quelle question dans cette foule écrasante. Jésus scrute la foule ; craintive la femme s’avançant aux pieds de Jésus, lui dit toute la vérité. Et elle a le bonheur d’entendre cette Parole « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal ». Guérie, elle n’est plus « hors-la-loi » et peut désormais rejoindre la société de son époque. Toujours en chemin pour aller guérir la fillette à l’agonie, Jésus réfute le manque de foi des gens de la maison de Jaïre. Il l’invite à l’Espérance « Ne crains pas, crois seulement ». S’entourant de Pierre, Jacques et Jean, sans tenir compte des gémissements de l’assistance, Jésus chasse la foule et s’approche de la fillette avec le père et la mère. Et dans l’intimité de la foi, prenant la main de l’enfant lui dit : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ». Comme si de rien ne s’était passé, la jeune fille de douze ans, marche. Marc fait ce récit pour les chrétiens de Rome, bien après Pâques, c’est un appel pressant pour eux à revivre ce qu’à vécu Jésus dans sa Passion. Le même appel vaut pour chacun de nous aujourd’hui. Ne nous esquivons pas. Notre confiance en Jésus ne touchera pas les curieux, comme à son époque « on se moquait de lui » (Marc 5/40).

Marc 5/21-43

Dimanche 08 juillet – 14ème dimanche du Temps Ordinaire

Jésus apparu victorieux des forces du mal et de la mort avec le récit de la fille de Jaïre et la femme atteinte d’hémorragie et exclue de la société de son époque, revient dans son village. Il quitte Capharnaüm et les routes de son ministère itinérant. Il revient à Nazareth berceau de son enfance, de sa jeunesse, de sa famille. Comme à son habitude, il enseigne à la synagogue. Nous ne sommes plus en pays païen, mais à Nazareth, chez lui. Ceux qui l’entendent sont étonnés et choqués. Ils ne croient pas en Lui, l’image qu’il donne maintenant ne correspond pas à celle qu’ils s’en étaient faite. Qui est-il ? Leur réaction met en évidence le lien nécessaire entre la confiance en Jésus et les miracles. Jésus est surpris de leur manque de confiance en lui, en son Père. Alors il va poursuivre dans « les villages d’alentour en enseignant ». Le suivrons-nous sur ses routes de Palestine, le suivrons-nous sur nos routes aujourd’hui, car il est toujours là le Vivant.

Marc 6/1-6

 

Dimanche15 juillet – 15ème dimanche de Temps Ordinaire

N’est pas envoyé parler de Jésus, celui qui le décide de son propre chef. Jésus envoie en mission des hommes qui ont une relation de proximité avec lui, une confiance existe entre eux également. N’est pas envoyé celui qui seul, sans lien étroit avec Jésus, décide de participer à l’annonce de son message. Faire signe de Jésus suppose la capacité de vivre avec les autres : Jésus envoie ses disciples « deux par deux ». Le message est le même, mais les nuances du lien avec Jésus sont marquées par l’accueil de chacun dans le don de sa vie. Chacun fait l’expérience de la tentation égoïste ou donnée dans un ou plusieurs domaines de son existence. S’il fait le choix du service, de l’accueil, de l’écoute avec Jésus, il recevra le pouvoir de « chasser les démons », d’être ouvert à la parole de l’autre, à ses besoins relationnels, il se retiendra de juger, d’exclure. Le chemin de l’Amour Infini du Père avant de le proposer aux autres, Jésus le vit, et invite ses disciples, selon leurs possibilités respectives à faire de même. Les missionnaires de l’Évangile ont à vivre une double itinérance, d’abord spirituelle, puis dans la démarche de leur vie, qu’ils soient ermites ou moines ou chrétiens dans la vie quotidienne. Les moyens de subsistance sont simples, le don et l’échange. Le don du temps de l’écoute… le don de la nourriture… Rien qui encombre. La liberté d’aller vers d’autres. Le message de la Bonne Nouvelle suppose mobilité de la part de celui qui veut en faire signe. Et ce signe va jusqu’à la croix, signe de la victoire de Jésus sur le mal, la rupture, la mort. Nous y sommes conviés.

Marc 6/16-13

Dimanche 22 juillet - 16ème dimanche du Temps Ordinaire

C’est le moment d’un premier bilan pour les disciples venus raconter « ce qu’ils ont fait et enseigné ». « Venez à l’écart dans un endroit désert et reposez-vous un peu », leur dit Jésus. Ils s’isolent, en barque. Reconnus, les foules accourent. Les voyant « comme des brebis sans berge » Jésus se laisse émouvoir. Il va les combler. D’abord par l’abondance de sa Parole, puis par l’abondance du pain. Avec Jésus, la vie d’Amour du Père arrive en abondance. Saint Marc note avec précision la geste de Jésus en quatre temps : Il prend le pain, il prononce la bénédiction, puis rompt le pain et le donne aux disciples pour qu’ils le distribuent. Il s’agit bien, de prière de louange et d’action de grâces rendues à Dieu pour l’attention qu’il donne à son peuple. Pour nous aujourd’hui, louange à l’Amour Infini du Père dans le don de son Fils pour le monde. Don sans limite de temps et d’espace. Au don, ce qui est bien, c’est que chacun, où qu’il soit, peut participer à sa mesure, pour rassasier toutes les faims humaines. Sans calcul de frontières, de langue, de style de vie. Entrons dans cette page d’Évangile.

Marc 6/30-44

 

Dimanche 29 juillet – 17ème dimanche du Temps Ordinaire

 

Avec ce récit de Saint Jean nous entrons dans la révélation de la Personne de Jésus par ces mots « Après cela ». C’est-à-dire à la suite du lien étroit qu’il a révélé avec Dieu, avec son Père. Nous allons méditer et recevoir l’itinéraire de Jésus à Pâques. Il mène jusqu’à la croix et la Résurrection. Il mène à une réelle abondance d’Amour. Est-ce notre chemin, pour le monde ?

Jean 6/1-15

 

Père Paul CAILLIEUX, 1 ruelle du Château 89130 Toucy – 03.86.44.11.79