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Paroisse Saint-Vincent
Paroisse Saint-Vincent

Histoire et description

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Découvrez une présentation de l’histoire et des lieux

L’HISTORIQUE

NOM

D’où vient ce nom de Val-de-Mercy ?
Plusieurs solutions ont été proposées, sans qu’aucune ne s’impose définitivement.

La première ferait venir Val-de-Mercy de Vallée de la Merci donc de la Pitié, dans le sens de concession...

La seconde, qui semble jouir de plus de crédit, prétendrait Mercy = Marci ; ce qui serait "La Vallée de Marcus".

D’ailleurs il semble bien que ce lieu s’appelait primitivement "Marci", tout simplement... Ce fut pour le distinguer, semble-t’il, d’un autre Marci (Nièvre) qu’on lui aurait ajouté le nom Val. Quant à Marci, il est devenu Mercy par déformation bien connue en Philologie.

SEIGNEURS

Quelques notes au sujet des Seigneurs de Coulanges et Val-de-Mercy.
— XIII° siècle, 1276 : Comte de Joigny
— 1400 : les familles : Savoisy - Beauvoir - Chastellux - St-Phalle.
— 1710 : Le Chancelier d’Aguessau.
— 1712 : Jean Contaud (Ecuyer). A noter que la tombe de sa femme se trouve à l’église St-Eusèbe d’Auxerre. [Retour ligne manuel]
— 1824 : Adélaïde Contaud (1779) épouse François, Baron d’Aleyrac (Languedoc), Receveur central des Contributions Indirectes d’Auxerre.
— puis la famille d’Aleyrac-d’Erceville.

Enfin pour terminer, rappelons cette charmante anecdote bien dans le goût Bourguignon. En 1676, Elisabeth de Chatellux, Seigneur de Coulange les Vineuses et de Val-de-Mercy, sauva Coulange d’un terrible incendie en faisant défoncer 30 feuillettes de vin qu’on jeta sur les flammes...

PAROISSE

Si on s’en tient aux notes de l’abbé Leboeuf, le village aurait été donné par St-Didier, Evêque d’Auxerre, vers l’an 620 à l’église St Germain dont St Pallade, futur Evêque d’Auxerre lui-même, était alors Abbé.

Juridiquement, le village était rattaché à la paroisse de Coulanges la Vineuse. Ce ne fut qu’en 1230 que l’Evêque Henri de Villeneuve l’érigea en Paroisse.

Enfin au cours du XIIIe siècle elle fut donnée, avec celle de Migé et Charentenay, à l’Abbaye de femmes de St Julien (Auxerre-Charentenay).

Actuellement la paroisse fait partie du doyenné de Coulanges la Vineuse de l’archiprêtre d’Auxerre et de l’Archevêché de Sens.

EGLISE

Le choeur de l’église St Aubin, élevé au début du XIIIe siècle, fut construit sur l’emplacement d’une ancienne chapelle primitive, dont, semble-t’il, une adjonction de la fin du XIIe siècle subsiste au bas-côté nord de ce choeur. Les pierres éclatées d’un arc témoignent d’un important incendie. Le choeur actuel est donc la chapelle primitive qui existait lorsque l’évêque Henri de Villeneuve l’érigea en paroisse, donc avant 1230. Ce choeur fut restauré à la fin du XIXe siècle en 1880 environ.

Ce fut au cours des XII-XIIIe siècles que cette église primitive fut agrandie. On construisit alors un bas-côté de belle allure ainsi qu’une nef qui devait être couverte d’une voûte de pierre remplacée actuellement par une voûte de bois. On peut encore remarquer, en haut des colonnes engagées, la naissance des voûtes de pierre.

Enfin le dallage a été exhaussé de 10cms environ, faisant disparaître les bases des colonnes.

Eglise de dimensions modestes, édifice sans prétention certes, mais bien pittoresque cependant.
— 23m de longueur totale.
— 16m de largeur (bas-côté nef et clocher)
— 7m50 de hauteur de voûte ( 4m dans le bas-côté).

LES CURIOSITÉS A REGARDER

L’INTÉRIEUR

— un vitrail du XIIIe siècle au-dessus du maître-autel (voir croquis au dos) [Retour ligne manuel]
— une piscine trilobée du XIIIe siècle dans le choeur à droite [Retour ligne manuel]
— un médaillon représentant Dieu tenant une épée dans la main droite et un agneau sur les genoux (XIVe s.) ; clef de voûte du choeur. [Retour ligne manuel]
— un vieux christ en bois (bois polychrome du XIVe s.) [Retour ligne manuel]
— une vierge à l’enfant (pierre polychrome non datée) [Retour ligne manuel]
— l’ancien maître-autel (bois doré et sculpté du XVIIIe s.) devenu autel de la Ste Vierge. [Retour ligne manuel]
— toile du XVIIIe siècle représentant l’adoration du Saint Sacrement par les anges.

L’EXTERIEUR

Il ne faut pas manquer d’aller voir le chevet de l’église, orné de petites statuettes et de contreforts à crochets.

Sur un contrefort sud du choeur, deux mains d’un ange soutiennent une pierre meulière (ou un cadran solaire) photo ci-contre. L’ange qui jette cette meule préfigure la destruction des puissances terrestres à la fin des temps.

A noter également une inscription sur le mur de la chapelle contigüe au choeur.