Art et Patrimoine : l’abbaye Saint-Germain

Add this

By Zairon (Own work) via Wikimedia Commons

Édifice exceptionnel, témoignage de quinze siècles d’histoire de la ville, l’abbaye Saint-Germain d’Auxerre a connu jusqu’à la fin du Moyen Âge un rayonnement considérable.

L’abbaye

Les périodes sombres ont alterné avec les heures de gloire et la pierre garde la mémoire des unes et des autres : du tombeau de Germain aux constructions carolingiennes, de l’intense activité intellectuelle et spirituelle qui les a initiées à la ruine morale et matérielle du XVIe siècle, de l’effort de restauration des Bénédictins de Saint-Maur à l’abandon définitif par les moines en 1793, enfin de sa transformation en hôpital jusqu’à son aventure actuelle.


La crypte

Au Ve siècle, saint Germain fait édifier un petit oratoire dédié à saint Maurice d’Agaune, à l’extrémité de sa villa. Il souhaite y être enterré.

La crypte carolingienne (840-857) visible actuellement est un des meilleurs exemples d’architecture liturgique carolingienne développant un couloir coudé autour de l’espace sacré central, appelé la confession. Ainsi nommée parce qu’elle abrite le tombeau de saint Germain, confesseur (témoin) de la foi.

Tympan du XIVe siècle

À la sortie de l’église par le portail Nord du transept (vers le cloître), on trouve un tympan du XIVe siècle retraçant la vie de Saint Germain.

L’ancienne sacristie

Ouvrant sur le cloître, la sacristie est actuellement consacrée à la vie et à l’iconographie du saint. Y sont présentés des objets ayant encore le statut de reliques.

Ve siècle : la pierre reliquaire

Le monogramme du Christ dessine quatre cavités destinées à recueillir des reliques. Peut-être saint Germain y déposa-t-il des reliques de saint Maurice d’Agaune.

XIe siècle : la tunique de saint Germain

Vêtement en soie blanche avec galons, elle est nommée au XIVe siècle comme ayant enveloppé le corps de saint Germain dans sa tombe.

An mil : le suaire de saint Germain

Cette grande pièce de soie décorée d’aigles dressés sur piédestal a servi de suaire au corps du saint lors d’une des translations au XIe siècle. C’est une exceptionnelle production des ateliers impériaux de Byzance.

Caroline Simonin