« In lumine tuo vidimus lumen : Dans ta lumière nous voyons la lumière » Ps 35(36), 10
« En toi est la source de vie, par ta lumière nous voyons la lumière », lance le psalmiste. C’est dans la lumière du Christ que nous cherchons la plénitude de la lumière, que nous avons la plénitude de la lumière, que nous possédons la vraie lumière. Le Christ se lève comme lumière pour que nous participions à sa lumière.
La liturgie de la veillée pascale dense en symboles nous a fait célébrer ce mystère de la lumière. Tout d’abord c’est le feu qui jaillit du bois au milieu des ténèbres de la nuit, c’est le surgissement de la vie, la liturgie de la lumière, du lucernaire, du cierge pascal ; c’est -à-dire le symbole de Jésus se relevant de la mort, tout comme d’un bois mort ou sec sans vie d’où jaillit la lumière. Ensuite, la longue liturgie de la parole suivie de la célébration du baptême : les eaux de la mort où sont plongés les catéchumènes (Gaspard, Béatrice, Julie et Aleyna), afin qu’ils découvrent la vie véritable à travers la mort du vieil homme. L’eau, source de vie qui jaillit pour la vie éternelle. Puis l’Eucharistie, la liturgie du pain et du vin, le corps du ressuscité par-delà la mort, comme les disciples d’Emmaüs, nous l’avons reconnu à la fraction du pain que dans la nuit de Pâques, nos mains dans la lumière du Christ ressuscité ont reçu. Oui, ils sont finis les jours de la passion du Seigneur : nous qui célébrons avec allégresse la fête de Pâques, venons avec son aide, prendre part en exultant aux fêtes qui s’accomplissent dans la joie de l’éternité. Commence ou recommence pour nous et pour les nouveaux baptisés de Pâques de notre paroisse Gaspard, Béatrice, Julie et Aleyna, une ère nouvelle. Ce qui vient d’arriver et qui est renouvelé chaque année est plus important pour l’humanité que tout autre événement. Un monde nouveau naît et renaît, avec Jésus ressuscité, nous naissons ou renaissons aussi de nouveau. Felix Culpa, Bienheureuse Faute nous rappelle l’hymne d’Exultet : « Ô péché indispensable d’Adam que le Fils vient abolir. Ô bienheureuse faute qui nous valut un pareil Rédempteur. Car le pouvoir sanctifiant de cette nuit chasse les crimes, lave les fautes, rend l’innocence aux coupables et l’allégresse aux affligés…Nuit de vrai bonheur, nuit où le ciel s’unit à la terre, où l’homme rencontre Dieu…Voici la nuit dont il est écrit : la nuit resplendit comme le jour ; la nuit même est lumière pour ma joie… Que ce cierge consacré en l’honneur de ton nom brûle sans déclin pour dissiper les ténèbres de cette nuit (et de nos nuits) ».
Ce cierge qui dans la nuit de Pâques est le symbole de la lumière du Ressuscité qui déchire les ténèbres est solennellement placé au chœur de nos églises pour nous rappeler qu’il est présent au milieu de nous, la gloire toute lumineuse de cette résurrection.
Enracinés dans la source même de la vraie Vie partagée dans la foi et l’Eucharistie de chaque dimanche et de chaque jour, puissions-nous trouver dans la lumière du Seigneur ressuscité tout l’éclairage dont notre foi a besoin pour voir clair dans les diverses situations de notre vie. En toi est la source de vie, par ta lumière nous voyons la lumière.
Joyeuses fêtes de Pâques à tous.
P. R T
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