Dix-neuvième méditation : Lundi 23 novembre 2020 — 16. Paroisse Saint-Germain d'Auxerre

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Dix-neuvième méditation : Lundi 23 novembre 2020

Mémoire de saint Clément et de saint Colomban, à partir de l’Évangile de la messe du jour: Lc 21, 1-4.

Texte de référence

            Jésus enseigne dans le Temple. Il voit le va-et-vient de ceux qui viennent au Temple, portant sur l’épaule de leurs âmes, le fardeau de leurs vies, l’offrande de leurs existences. Qui sont-ils ces riches et ces pauvres qui s’avancent, leurs dons à la main, sous le regard des hommes et de Dieu. Jésus n’est pas un passe-muraille de la conscience humaine, mais Il la connaît assez pour ne pas s’arrêter aux apparences ; il sait à quel point celles peuvent être révélation ou dissimulation… Comme beaucoup de ceux qui l’entourent, Il reconnaît la valeur de l’offrande des riches; comme certains de ceux qui l’entourent, il ne néglige pas l’offrande de la veuve, mais il est probablement le seul à comprendre la véritable valeur de cette offrande.

            Nous l’entendons révéler le vrai sens du don dans la fin de la périscope« En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres. Car tous ceux-là, pour faire leur offrande, ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. » Le vrai don c’est effectivement celui qui est pris sur notre indigence… Il n’est pas de don véritable qui ne soit né de ce que nous n’avons pas vraiment. Donner c’est aller puiser dans notre manque, dans notre pauvreté, dans le creux de notre vie, pour livrer ce que nous sommes et pas seulement ce que nous avons. 

            Saurons-nous, avant de voir Dieu face-à-face, quels auront-été nos véritables dons? Nous serons sans doute surpris de découvrir qu’ils n’avaient pas été là où nous le pensions et qu’ils avaient consentis ailleurs. Ce qui compte pour nous, c’est de chercher à faire de notre vie un don, c’est de ne pas tomber dans le piège du donnant-donnant, même avec Dieu dans la vie spirituelle… Apprendre de Lui, qu’en Lui il n’y a que du don, de l’accueil et de la circulation d’Amour. En Dieu, nulle captation, nulle possession, seulement, au plus haut-point, du Don jusqu’à l’épuisement infini de soi par Amour de l’autre… Puissions-nous vivre ces temps dans l’apprentissage du Don, dans le désir croissant de ressembler à Celui qui nous a faits à son image et à sa ressemblance.