Vingt-quatrième méditation : Samedi 28 novembre 2020 — 16. Paroisse Saint-Germain d'Auxerre

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Vingt-quatrième méditation : Samedi 28 novembre 2020

à partir de la Première lecture de la messe du jour : Apocalypse 22, 1-7.

Texte de référence

   

         Ce samedi, notre pays entre dans une nouvelle étape; dès demain, les messes publiques vont reprendre, même si c’est avec la jauge étrange et injustifiée de 30 personnes… Nous respecterons l’autorité de l’État et ne nous laisserons voler la joie d’entrer en Avent par personne. Cette méditation est donc la dernière de cette série automnale. Elle est aussi la vingt-quatrième… En cette période liturgique qui nous aura fait parcourir les visions grandioses de saint Jean dans le livre de l’Apocalypse, je ne peux qu’y voir un clin d’œil (ou un clin Dieu) à ces vingt-quatre vieillards qui se jetaient devant le Trône pour rendre gloire à Dieu (chapitre 4); ces méditations n’auront été qu’une tentative d’unir votre prière et la mienne dans un unique geste d’adoration et d’offrande de nos vies à Celui qui est l’Alpha et l’Oméga de tout ce qui est. Quels que soient les moyens à notre disposition pour nous laisser rejoindre par son Amour salvateur, Dieu ne fait jamais défaut à nos existences souvent dispersées errantes… Nous en avons encore fait l’expérience, même dans cette période douloureuse qui se prolongera sans doute encore un peu dans les semaines d’incertitude qui s’annoncent.

         Nous devons réentendre en ce dernier jour de l’année liturgique cette annonce qui ne cessera de résonner jusqu’à ce que s’accomplisse la promesse : «Toute malédiction aura disparu. Le trône de Dieu et de l’Agneau sera dans la ville, et les serviteurs de Dieu lui rendront un culte ; ils verront sa face, et son nom sera sur leur front. La nuit aura disparu, ils n’auront plus besoin de la lumière d’une lampe ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les illuminera. » 
            Oui, Les malédictions, quelles qu’elles soient, disparaitront, et nous ne serons plus séparés de Celui qui nous a créés et sauvés; Il demeurera au milieu de la Ville (qui symbolise la Création sauvée) comme la source de toute lumière et de toute vie. Cette vision que nos Pères, au Moyen Âge ont tant vénérée, dont ils ont attendu la réalisation avec passion, ne doit jamais quitter notre esprit. Que les temps soient difficiles ou heureux, qu’ils soient à la guerre ou à la Paix, au beau temps ou à l’orage, à la jeunesse ou à la vieillesse, à la réussite ou à l’échec, nous devons rester fixés sur cette promesse d’une Création restaurée, ramenée à la Communion intime et éternelle avec Celui qui l’a faite pour Lui et qui ne la laissera pas dériver vers sa perte. Notre espérance ne sera jamais réductible à un bonheur terrestre, à des solutions provisoires, aussi rassurantes et consolantes soient-elles dans l'instant… Comme Chrétiens, nous sommes citoyens du Ciel, nous sommes des liens vivants entre ce monde blessé et son Sauveur : la tranquillité et ses sommeils nous le font parfois oublier, les tourments, qui nous délogent de nos nids douillets, nous font nous en souvenir…