La mémoire du corps — Diocèse de Sens & Auxerre

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La mémoire du corps

Édytorial de la revue diocésaine de mars 2026, par Mgr Pascal Wintzer

Assez spontanément, lorsque l’on pense à la mémoire, on se figure quelque chose d’immatériel, voire de gazeux ! Or, c’est tout le contraire : ce dont nous gardons mémoire au plus profond de nous, même de manière inchoative, c’est ce qui a touché notre corps. Mémoire heureuse des caresses, des baisers, des soins aussi, et mémoire douloureuse des souffrances traversées, qu’elles viennent de soins… parfois douloureux, voire de violences subies. Ecrivant cela, je ne veux pas oublier ce qui touche l’esprit ou le cœur, paroles, souvenirs, etc., mais, c’est bien le corps qui est le premier “organe” de notre mémoire.

La foi chrétienne, en fidélité à la foi d’Israël, s’adresse d’abord au corps. Le Carême en est bien une expression puisqu’il appelle à un travail sur nos besoins ou nos désirs corporels – le jeûne, dans toutes ses dimensions, et pas seulement quant à la nourriture, le fait vivre.

Israël a cru en Dieu, d’abord par… les pieds. C’est en suivant Moïse dans le désert qu’il a expérimenté la puissance de son Dieu et aussi le combat pour lui être fidèle. Les pèlerinages, depuis la Bible jusqu’à ceux auxquels nous participons chaque année, à Vézelay, à Lourdes, ailleurs, nous font vivre cette expérience.

Et puis, les moments qui nous font naître à la vie chrétienne, ou qui scandent les étapes du chemin, touchent notre corps : l’eau qui coule ou enveloppe le jour du baptême ; le Saint-Chrême qui adoucit et parfume ; le pain et le vin dans lesquels la présence du Ressuscité nous est donnée… c’est bien par le corps, par nos sens, que Dieu vient à nous. La prochaine Vigile pascale nous le fera vivre avec les catéchumènes.

Pour saint Paul, “notre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint, lui qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu” (1 Corinthiens 6, 19). Pour la loi, le corps, comme la personne, sont inviolables. L’une et l’autre de ces affirmations appellent au plus grand respect du corps, le nôtre, et avant tout celui des autres.

S’il s’agit parfois de guérir les mémoires blessées ; puissent nos gestes et nos paroles nourrir une heureuse mémoire dans la vie des personnes que nous croisons, rencontrons, aimons.

Sommaire

Édy-torial

  • La mémoire du corps, par Mgr Pascal Wintzer, p. 1

En bref

Vie du diocèse

  • Journée “Denier” et chiffres annuels, pp. 6-7
  • Travaux du Conseil presbytéral, p. 9
  • Deux nouvelles missions d’accueil, p. 10
  • Léguer à l’Église ? Réunion publique, p. 11
  • Une journée “caté-vacances”, p. 12
  • Pèlerinage à Lourdes, p. 13

Dossier

  • L’Eucharistie est le “Mémorial qui guérit notre mémoire”, pp. 14-16
  • Garder la mémoire des saints du diocèse, p. 17
  • Comment les traumatismes affectent-ils la mémoire ?, pp. 18-19
  • Quand la mémoire s’efface, pp. 20-21

Repères pour une vie de foi

  • Idée de lecture : “Il y a une autre rive”, p. 23
  • Approfondir la prière du Rosaire : méditations des mystères glorieux, pp. 24-25
  • Lexique chrétien : signes et gestes de pénitence, p. 26

Actualités

  • La quête du Vendredi Saint : pour “maintenir la présence des chrétiens en Terre Sainte”, p. 27 (voir en ligne)

À vos agendas     28-29

Prier     

Prions pour les catéchumènes, p. 32 (voir en ligne)

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