L'Avent : le temps de l'attente

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Quatre semaines environ avant Noël, nous entrons dans le temps de l’Avent. Un « e » au lieu d’un « a » donne à ce mot toute sa signification spirituelle : le temps de l’Avent, adventus en latin, c’est le temps de l’Avènement.

Car c’est à l’avènement d’un Roi que nous allons nous préparer, celui de ce Roi Messie qu’annonçaient les prophètes, ce divin enfant que nous chanterons dans la nuit de Noël. Avec lui, que saint Paul a reconnu comme le nouvel Adam,un monde nouveau commence, un monde dans lequel l’homme peut désormais être sauvé. Voilà pourquoi, symboliquement, l’année liturgique commence lorsque s’ouvre ce temps de l’Avènement.

Dans les lectures bibliques que l’Église nous propose, nous entendons des prophéties, en particulier celles d’Isaïe : elles annoncent les temps messianiques, la venue d’un Dieu qui vient rassembler tous les hommes pour les sauver du péché et les entourer de sa tendresse, elles nous disent que « la vierge concevra et enfantera un fils, qu’on appellera Emmanuel, c’est à dire Dieu avec nous ». Elles nous invitent aussi à « préparer à travers le désert le chemin du Seigneur », c’est à dire à nous convertir en aplanissant les aspérités de nos cœurs.

Jean Baptiste, que nous retrouvons dans les Évangiles des deuxième et troisième dimanches de l’Avent, reprend ce message de conversion. Il est la voix qui crie dans le désert, il est celui qui nous dit, à propos de Jésus, il faut qu’il grandisse et que moi, je diminue.

Alors, pendant ce temps de l’Avent, nous veillons au cœur de la nuit d’hiver, pour guetter la faible lumière d’une étoile qui va bientôt briller au dessus de la crèche de Bethléem, et, peu à peu, éclairer le monde entier, à l’image du soleil, qui, à partir du 25 décembre, va se montrer de plus en plus longtemps tandis que les jours recommencent à s’allonger.

Ensuite portant des ornements liturgiques violets, couleur de pénitence, en ne chantant pas le Gloria, en priant et en méditant davantage la Parole au cours de ce temps de l’Avent, nous montrons que, dans l’obscurité de nos vies, nous attendons cet avènement qui va bientôt se produire et que notre désir de conversion est un désir de marcher désormais dans la lumière du Seigneur.

Avent et liturgie
Comment fleurir les églises pendant pendant ce temps ? La sobriété de ce temps n’empêche pas celui de la joie, ne nous emmène-t-il pas vers la victoire de Pâques ? Lire l’article du portail de la liturgie catholique.