Bernard Morizot — Diocèse de Sens & Auxerre

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Bernard Morizot

Bernard Morizot fait partie des 50 martyrs, prêtres, séminaristes, novices, religieux, et fidèles laïcs, morts en 1944 et 1945 en haine de la foi, béatifiés le 13 décembre 2025, en la cathédrale Notre-Dame de Paris.

 

Cause collective de béatification

Ouverte en 1988, la cause de béatification de cinquante catholiques français, morts en Allemagne durant la Seconde guerre mondiale, vient de franchir une nouvelle étape. Le 20 juin 2025, le pape Léon XIV a signé un décret du Dicastère des Causes des Saints reconnaissant le martyre des 50 Français, religieux, séminaristes et fidèles laïcs, morts “en haine de la foi”, en 1944 et 1945. Cette reconnaissance ouvre la voie à leur béatification, sans qu’un miracle ne soit requis, comme le prévoit la procédure pour les martyrs.

Fidèles jusqu’à la mort

Bernard Morizot, né le 2 avril 1924 à Avallon, figure parmi les cinquante martyrs, victimes de la persécution nazie, dont la cause de béatification est portée aujourd’hui par le diocèse de Paris, au nom de l’Église de France.

Le plus jeune avait 19 ans, le plus âgé 49. Ils avaient en commun d’être catholiques, croyants et pour certains, engagés au sein de mouvements de jeunesse. Venus de toute la France, ils se sont retrouvés réquisitionnés dès l’automne 1942 afin de travailler en Allemagne, au titre du Service du Travail Obligatoire (S.T.O.)

“Le plus dur, pour les catholiques, était sans doute le désert spirituel dans lequel ils vivaient. Certes, les prêtres allemands n’étaient pas indifférents à leur présence mais la Gestapo les surveillait de près et leur interdisait tout ministère auprès des travailleurs français” détaille Mgr Maurice de Germiny, évêque émérite de Blois et délégué de l’archevêque de Paris pour cette cause de béatification.

Le cardinal Emmanuel Suhard, le premier, a l’idée de créer pour eux une aumônerie clandestine. Aidé par l’abbé Jean Rodhain, l’archevêque de Paris exhorte les évêques français à envoyer des prêtres volontaires en Allemagne pour apporter une assistance spirituelle à ces travailleurs. Vingt-six prêtres furent ainsi envoyés en différents lieux d’Allemagne pour prêcher clandestinement l’Évangile.

Le 3 décembre 1943, la directive Kaltenbrunner, du nom du chef du service de sécurité SS, vise explicitement les prêtres, les séminaristes et les membres de l’Action catholique dans leur résistance spirituelle, en leur interdisant formellement toute activité religieuse. Les persécutions s’intensifient, beaucoup de Français sont arrêtés, torturés et envoyés en camps de concentration.

source principale : diocèse de Paris

Biographie

de Dominique Morin, fille de Fernand Morin, compagnon de cellule de Marcel Callo, témoin survivant des camps et décédé en février 2019

Bernard Morizot est né le 2 avril 1924 à Avallon. Il est scout, employé au Crédit lyonnais d’Avallon comme “démarcheur” à partir de 1940. Le 20 mars  1943, il est requis pour aller travailler en Allemagne à la suite de la loi de Vichy de février 1943. Pourtant, il n’a que 19 ans.
En Allemagne, il est affecté à l’usine de caoutchouc Köln-Zundof, à Cologne, où il retrouve son frère (Michel, ndlr).

Les activités interdites qu’il entreprend sont celles qui lui permettent de tenir dans la situation “pourrie” qui est la sienne : cercles d’étude, relations étroites avec les prêtres du secteur, un prêtre prisonnier transformé, un prêtre prisonnier, découverte de la JOC clandestine…

En application du décret nazi du 3 décembre 1943 contre l’action catholique française parmi les Travailleurs français en Allemagne nazie, il est arrêté le 13 juillet 1944 à Gemünd, par la Staatpolizei de Cologne, le même jour que 12 franciscains et Jean Lépicier. “Ton frère était un moine” répondit un officier de la Gestapo à Michel Morizot qui lui demandait pourquoi son frère avait été arrêté. Il est emprisonné à la prison de Brauweiler.

Il est déporté vers Buchenwald le 17 septembre 1944 (n°81750), puis transféré au kommando de Halberstadt-Zwieberge. 
Il décède le 20 avril 1945, abattu sur la route d’évacuation du camp, près de Jessen.

source : www.memoresist.org/resistant/bernard-morizot

Livret préparé par la famille de Bernard Morizot

Dans la perspective de la béatification du 13 décembre 2025, la famille de Bernard Morizot a préparé un livret rassemblant des informations sur sa vie avant et pendant la période allemande, jusqu'à sa mort, ainsi que quelques textes religieux.

Télécharger le livret complet 

         

La prière ci-dessous est tirée de ce livret :

 

 

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