Homélie du Père Zacharie Messe d'au revoir 1er septembre 2024 — 9. Paroisse Sainte-Alpais

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Homélie du Père Zacharie Messe d'au revoir 1er septembre 2024

c'est une homélie particulière que nous a proposé le Père Zacharie lors de cette messe ,puisqu'il en a confié la lecture à trois paroissiens.

1 - Monique

Dans la première lecture, la Loi confiée à Moïse avec ses commandements et ses décrets rythme et organise la vie du peuple d’Israël pour qu’il suive les voies de Dieu avec sagesse et intelligence. La loi de Dieu s’applique ainsi au peuple élu uniquement et de façon collective et impérative. C’est la pratique des commandements.

Dans l’évangile, Jésus modifie la relation de Dieu aux hommes. Dieu les juge non sur leur respect des règles communautaires, des pratiques traditionnelles et extérieures mais sur ce qui sort de leur être.  Jésus a ainsi une approche individuelle du salut de chacun de nous, fondée sur l’intimité du cœur, et ce, pour tous les êtres humains et non pas seulement pour le peuple élu.

Dans la 2ème lecture, Saint Jean précise que le vrai culte de Dieu consiste à venir en aide au plus démunis et à se garder sans tache au milieu du monde. La pratique, qui était collective, devient alors individuelle, libre et personnelle.

Saint Jean dit : il faut mettre la parole en pratique. 

Il donne même le mode d’emploi : écouter puis agir en aidant les plus démunis avec sincérité et honnêteté ;

La loi, les commandements s’imposent par nécessité puis la parole, doucement semée en nous, se reçoit pour ensuite être mise en pratique par chacun de nous, en modelant nos actions sur la vie du Christ.

Le psaume 14, lui aussi, est notre mode d’emploi, il nous demande de nous conduire parfaitement avec justice et dire la vérité avec son cœur.

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2 - Daniel

Dans les première et seconde lectures ainsi que dans l’évangile, le mot “pratique” est utilisé trois fois.

Dans le sens courant, une pratique est une activité volontaire, libre et constante visant à des résultats concrets.

Le pratiquant chrétien, lui, est celui qui suit les rites et coutumes de sa religion.

Le croyant, lui, est celui qui a la foi, qui croit en Dieu et en ses enseignements.

L’idéal est donc d’être croyant et pratiquant mais, nous le savons tous, l’homme peut être croyant non pratiquant, ou pratiquant sans croire, notamment par habitude familiale par exemple. Et cet état est variable, fluctuant durant la vie. C’est un chemin.

La question est donc le juste équilibre entre ces deux positionnements, car l’un ne peut exister sans l’autre. Il y a l’extérieur et l’intérieur en chacun de nous. Il y a notre comportement apparent vis-à -vis des autres et notre rapport intime à Dieu.

Jésus invite à être vrai. Ce qui est essentiel, ce n’est pas l’accomplissement pourtant nécessaire des gestes religieux, mais l’orientation profonde de l’homme durant sa vie car c’est sur l’amour que nous serons jugés.

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3 Isabelle

Nous devons avoir à la fois une attitude intérieure d’adoration de Dieu et une parfaite charité pour les êtres qui nous entourent. Nous devons plaire au Seigneur et non aux hommes tout en agissant pour leur bien.

C’est cet équilibre délicat qui permet d’être à la fois croyant et pratiquant, de faire passer dans les actes la Parole qu’on à reçue.

Ainsi, il ne faut pas rester prisonnier de nos habitudes et des ténèbres, des maux et des impuretés qui nous entravent au fond de nous-même.   Au contraire, il faut arriver à faire la lumière sur ce qui est à l’intérieur de nous, réveiller notre conscience.

Jésus veut que nous agissions par nous-même, librement en prenant nos responsabilités, avec une conscience éclairée par la parole de Dieu, en y mettant tout notre cœur, toute notre âme, et accueillir les dons les meilleurs que nous recevons d’en haut.