L’église d’Andryes

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Église Saint-Pierre et Saint-Paul

Présentation

L’église de style toscan associé à l’ordre dorique a été édifiée entre 1763 et 1769 (XVIIIe siècle). Cet édifice se situe sur l’emplacement d’une ancienne église détruite par la foudre en 1712 qui était dédiée au Saint Sépulcre et dont on ignore la date de construction.

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L’église de style toscan associé à l’ordre dorique a été édifiée entre 1763 et 1769 (XVIIIe siècle). Cet édifice se situe sur l’emplacement d’une ancienne église détruite par la foudre en 1712 qui était dédiée au Saint Sépulcre et dont on ignore la date de construction. Une ébauche de transept abrite deux chapelles voûtées en cul-de-four : l’une dédiée à la Vierge Marie et l’autre au Sacré-Cœur de Jésus. Le vaisseau de la nef est régulièrement chaîné suite à un important programme de travaux effectué en 1994. De splendides grands tableaux ornent toute la longueur de cette nef ainsi que le chœur : la Cène, l’Ascension du Christ, la Résurrection du Christ, l’Assomption de la Vierge Marie et le reniement de saint Pierre. Notons enfin que l’abat-voix de la chaire est décoré d’une splendide colombe symbolisant l’Esprit Saint.

Contrairement à la tradition, le chœur de l’église d’Andryes est orienté vers l’ouest. La tour du clocher de style dorique constitue l’entrée côté est. Elle possède trois cloches : la première nommée « Marie » de 845 kg fondue par les ateliers Chambon de Montargis et bénite le 24 septembre 1893. La deuxième nommée « Louise » fondue par les ateliers Conchois-Lifraux d’Auxerre et bénite le 1er septembre 1834. La troisième « Claudine » fondue également par les ateliers Conchois-Lifraux et bénite le même jour que sa sœur « Louise ». L’église dominant de manière esthétique le village est longue de 35 m, large de 7,8 m et haute de 7,6 m.

Fin VIe début VIIe siècle, les disciples de saint Romain fondent le prieuré conventuel Saint-Robert accolé à l’église. Ce monastère leur sert de refuge après avoir quitté celui de Druyes-les-Belles-Fontaines pour raison de sécurité. Le prieuré d’Andryes appartient à un vaste réseau de sites casadéens dont le siège religieux est l’abbaye romane bénédictine de La Chaise-Dieu en Haute-Loire. Tout ce qui restait du prieuré de Druyes-les-Belles-Fontaines fut donné par l’évêque d’Auxerre Geoffroy de Champallement (épiscopat de 1052 à 1076) à l’abbatiale de La Chaise-Dieu en 1067 (XIe siècle).

C’est aux XIe et XIIe siècles que le prieuré d’Andryes connait des jours de gloire et de ferveur, il était une école de sagesse, de science et de vertu. Plusieurs religieux qui y étudièrent devinrent abbés d’importantes abbayes. Puis, aux XIIIe, XIVe et XVe siècles, des luttes troublent sa prospérité matérielle et le XVIe siècle verra sa décadence. Le titre de prieuré est supprimé le 9 octobre 1735 puis il est rattaché à la Chartreuse de Basseville (Nièvre).

Le prieuré entretenait six moines lors de sa dissolution en 1735. Son prieur, qui fut Jean III Baillet vers l’an 1475 (évêque du diocèse d’Auxerre de 1477 à 1513), était le seigneur judiciaire de la baronnie d’Andryes et donc décimateur pour Andryes, Druyes-les-Belles-Fontaines et Surgy (Nièvre).

Aujourd’hui la bâtisse accolée à l’église est l’ancienne résidence du prieur datant des XIVe et XVe siècles.

Description réalisée à partir de recherches documentaires effectuées par David-Marie GESTALDER, membre des Parvis de l’Yonne.

Bibliographie :

Prière au saint patron

Toi, Pierre, tu as marché avec Jésus sur les routes de Palestine ; tu l’as emmené dans ta barque, tu as mangé, bu, dormi avec lui. Toi Paul, après la rencontre fulgurante du chemin de Damas, comme mort trois jours durant, tu as retrouvé vie nouvelle par le baptême dans l’eau et dans l’Esprit.

Pierre de Capharnaüm, pécheur sur la mer de Galilée, trahi par son accent ! Paul Juif de Tarse, et par ton père, citoyen romain ayant étudié les Écritures avec Gamaliel à Jérusalem.

L’un a vu, écouté, suivi fidèlement. Il a même été témoin privilégié sur la montagne, au jardin, dans la salle… L’autre, saisi, a réfléchi, médité, compris les signes et même a reçu des enseignements ineffables…

Vous vous êtes rencontrés dans la Ville sainte pour décider de l’entrée des païens dans le Corps du Christ, l’Église. Pierre a évangélisé les fils d’Israël ; Paul les autres peuples. Paul tu as beaucoup voyagé, prêchant et fondant des communautés à qui tu as écrit de fameuses lettres. Pierre, parfois plus timoré pour aller de l’avant, écrivant toi aussi et inspirant Jean et Marc pour le premier Évangile.

À Rome, l’un après l’autre, témoins/martyrs ! Pierre tu es mort en croix, comme un esclave, comme ton Maître. Paul, tu as eu droit à l’épée des citoyens romains. Ensemble vous avez refondé la Ville, pour en faire celle de la foi et de la Bonne Nouvelle. Si différents, mais indissociables dans la mémoire chrétienne : les deux colonnes de l’Église, les saints patrons de Rome.

Saints Pierre et Paul, obtenez-nous un amour illimité de Jésus, comme celui qui vous a fait marcher sans repos. Établissez-nous dans la vraie foi, réfléchie et vécue en Église. Maintenez-nous dans l’espérance indéfectible qui vous a poussé en avant jusqu’à l’heure de votre propre pâque. Amen !

Prière composée par l’abbé Pierre-Marie LHOSTE.