Edito : Divine Surprise — 7. Paroisse Saint-Ebbon

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Edito : Divine Surprise

La divine surprise de Noël.

La divine surprise de Noël, c’est qu’un enfant nous est né, et rien de plus. « Voici qu’un enfant nous est né, un fils nous a été donné » et l’unique signe donné aux bergers est un « nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ». Aussi simple que cela puisse paraître, c’est tout le Salut qui est là. Pour le salut de tous les hommes, la grâce et la gloire de Dieu se sont manifestées de façon inattendue au cœur de la nuit. Le Messie devrait naître comme un enfant car ainsi le veut la prophétie : « un enfant nous est né », et c’est parce qu’il est enfant que « son règne sera grand ». Le Messie devrait naître dans la pauvreté pour partager sa pauvreté, raison pour laquelle, en naissant, il ne trouva pas de place à l’hôtellerie. Celui qui va sauver le monde, le voici tout petit emmailloté et couché dans une mangeoire, tout comme en mourant il aura les bandelettes du tombeau et, une sépulture d’emprunt. Couché dans une mangeoire, il annonce qu’il se donnera aussi à nous comme nourriture, « Ceci est mon corps, prenez et mangez », « Ceci est mon sang, prenez et buvez », c’est dire que dès Noël, tout rapproche la Crèche et la Croix. Depuis des millénaires, le prophète Isaïe a préparé à cette naissance comme l’aboutissement, l’accomplissement d’une longue marche humaine, en quête d’amour, de lumière et de liberté : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière…Le joug qui pesait sur eux, le bâton qui meurtrissait leurs épaules, le fouet du chef de corvée, tu les as brisés…Oui un enfant nous est né, un fils nous a été donné… » La divine surprise, c’est que Dieu est tombé en enfance, désarmé, sans défense, en un mot Dieu est à la merci des hommes, oui, mais surtout entre les bras et les mains d’une femme, une femme bénie entre toutes les femmes, qui peut le nourrir de son lait, le bercer et le voir s’endormir dans ses bras.

Cette apparition victorieuse aux accents guerriers d’Isaïe laisse place à un « enfant ». Dieu a paru comme un bébé, aussi pauvre, aussi démuni. Il n’a pas voulu nous éblouir de sa Gloire et de sa puissance, mais a choisi de se faire « faible ». « Tout en restant l’image même de Dieu, il est devenu, l’image même du serviteur ». « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple… Aujourd’hui vous est né un sauveur … Et voilà le signe qui est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. ». Dans ce passage de l’Évangile de Noël, c’est tout le mystère de l’Incarnation et de la Rédemption qui est annoncé et cette année nous passons très vite du temps de l’Avent et de Noël au temps de Carême et de Pâques. Puissions-nous saisir dans toute son ampleur l’unique mystère de Celui qui : « Pour nous les hommes, et pour notre salut, descendit du ciel, Qui propter nos homines et propter nostram salutem descendit de cælis ».

JOYEUSES FÊTES DE NOËL ET DE NOUVEL AN !

P. Robert TSAKADI

robertsakadi@yahoo.fr