Solennité de l’Annonciation du Seigneur : 25 mars — 7. Paroisse Saint-Ebbon

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Solennité de l’Annonciation du Seigneur : 25 mars

Nous étions moins d’une dizaine, rassemblés aujourd’hui dans la salle Sainte Jeanne d’Arc...

Solennité de l’Annonciation du Seigneur : 25 mars

(Isaïe 7, 10-14,8,10, Ps 39(40), He 10, 4-10, Lc 1, 26-38)

Nous étions moins d’une dizaine, rassemblés aujourd’hui dans la salle Sainte Jeanne d’Arc pour la célébration de la solennité de l’Annonciation du Seigneur. Faut-il le rappeler, une solennité c’est le Gloria et le Credo qui sont récités ou chantés quoique en carême et en semaine. Cette fête qui se célèbre à neuf mois de Noël peut être considérée comme une double fête, à la fois christique et mariale. Christique, car c’est d’abord une fête de notre Seigneur Jésus Christ et la liturgie l’appelle de manière juste l’Annonciation du Seigneur. En effet, la chose la plus importante est l’annonce de la conception de Jésus, c’est-à-dire le commencement de sa vie humaine à travers laquelle il nous offre le salut. C’est ce mystère que Saint Jean exprime dans son prologue en quelques mots en affirmant : « Et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous » (Jn 1, 14).

Cette fête, en même temps est une fête mariale car c’est bien à Marie que l’annonce de l’Archange Gabriel a été adressée. Si Dieu a choisi la très Sainte Vierge Marie pour être la Mère de son Fils, s’il a jeté son dévolu sur elle, il a voulu d’abord que son Cœur y soit préparé par cet autre privilège unique de son Immaculée Conception que nous célébrons le 8 décembre, faisant ainsi d’elle la femme bénie entre toutes les femmes. Nous l’exprimons si bien dans cette chanson : « Vierge Sainte, Dieu t’a choisie depuis toute éternité pour nous donner son Fils bien-aimé…Par ta foi et par ton amour Ô Servante du Seigneur tu participes à l’œuvre de Dieu…Pleine de grâce nous t’acclamons, pleine de grâce nous te louons ».

L’ange entra chez Marie et dit : « Je te salue comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi ». À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus… » Les mots employés par l’ange sont les mêmes que ceux de la prophétie d’Isaïe, écoutée dans la première lecture de cette solennité. « Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel, car Dieu est avec nous » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu ». Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur, que tout m’advienne selon ta parole ». (Lc 1, 38). C’est après ce Fiat exprimé avec foi et amour que s’est accompli le mystère de l’incarnation. Comment ne pas admirer l’humilité et l’obéissance de Marie dans sa réponse. Totalement ouverte à la parole et à la grâce de Dieu, sa foi est totale, et sans réserve, elle offre sa réponse à la sollicitation divine. Dans la seconde lecture de cette célébration, nous retrouvons la même disponibilité chez le Christ en entrant dans le monde : « Me voici mon Dieu, je viens faire ta volonté ». Dès l’Annonciation et jusqu’au Calvaire, Marie maintiendra son Oui, s’associant ainsi étroitement à l’œuvre de notre Salut. Implorons son intercession afin que nous puissions nous aussi offrir notre généreuse disponibilité pour collaborer au projet divin. C’est dans l’accomplissement de la volonté divine que nous pouvons réussir notre vie car son projet sur chacun de nous est un projet d’amour.

P. R T