Edito de juin 2025 — 18. Paroisse Sainte-Reine - Auxerre Val de Baulche

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Edito de juin 2025

Fête-Dieu

Nous célébrons ce mois-ci la solennité du Corps et du Sang du Christ autrefois appelée « Fête-Dieu ». Cette fête vient clore un long cycle liturgique qui a débuté au carême (mercredi des Cendres), nous a fait passer par la mort et la résurrection de Jésus, le don de l’Esprit Saint (Pentecôte). L’eucharistie est en quelque sorte le point vers lequel convergent toutes les lignes du mystère chrétien. Dans l’eucharistie se résolvent les oppositions qui tiraillent nos existences et nous divisent : oppositions entre l’horizontal et le vertical, entre l’immanence et la transcendance, entre le personnel et le communautaire, entre l’intérieur et l’extérieur. L’eucharistie chrétienne nous fait dépasser ces oppositions funestes et réconcilie le culte que nous rendons à Dieu avec le service rendu au frère. Pour un chrétien la séparation entre le culte et la charité n’a pas de sens. Le culte renvoie nécessairement à la charité. La charité au culte. Les deux sont indissociables. Séparer les deux c’est opérer une amputation mortifère. Les sociologues, les philosophes des religions, voire même les législateurs ont du mal à le comprendre. L’évangile n’entre pas facilement dans les cases préétablies de ce que doit être une religion ! Si cela était le cas, Jésus ne serait pas mort sur la croix ! Quelle conséquence cela a-t-il pour nous ? L’Eglise ne peut pas s’interdire de pratiquer la charité sous peine de s’enfermer dans un culte qui tourne à vide, sans le « sacrement du frère », au risque de tomber dans l’idolâtrie.  Inversement, l’engagement des chrétiens dans le monde ne peut pas se réduire à un militantisme socio-politique coupé de la bible et de l’eucharistie sous peine de se dissoudre et de perdre son âme.  

- Christophe Champenois, curé -