Edito du mois de Mars 2025
Le mois de mars, c’est le mois du printemps, annonciateur des beaux jours et du bourgeonnement des arbres. Les jours commencent à rallonger. La lumière augmente, indiquant, ultimement, par anticipation, la résurrection du Christ, à laquelle nous préparera le temps du carême.
Cette année, en raison de la date tardive de Pâques (dimanche 20 avril), le mercredi des Cendres (5 mars) est lui aussi tardif. À quinze jours près, le début du printemps et le temps qui va du début du carême à la fin du temps pascal se correspondent. C’est une bonne occasion de faire spirituellement le lien entre notre vie chrétienne et nos rythmes humains ; donc de mesurer la dimension réelle, concrète, de notre foi tant personnelle que commune.
Cette année, le calendrier liturgique nous invite encore plus que d’habitude à accorder ce que nous proclamons, ce que nous croyons, avec nos comportements et nos actes. Cela, en nous rappelant que la foi n’est pas une idée, ou un système d’idées sur Dieu, mais l’attachement à quelqu’un, Jésus le Christ. Un attachement qui, en principe, se traduit dans la réalité par nos façons d’être avec les autres. Occasion donc de retrouver le véritable sens du carême : nous préparer à accueillir le Ressuscité dans nos vies.
Et comme par un surcroît de grâce – l’amour du Seigneur allant toujours au-delà de nos limites – tout cela tombe sur une année jubilaire, une année sainte…
P. Hugues GUINOT