Edito du mois de Juin 2026
Depuis le 25 mai, nous sommes dans le temps ordinaire. Après le blanc de Pâques et le rouge de la Pentecôte, le vert devient la couleur liturgique habituelle. Pour le commun des mortels, que nous soyons croyants ou non, le vert symbolise l’espérance. Pour les chrétiens, à la suite de l’apôtre Paul, l’espérance appartient aux trois vertus « théologales », c’est-à-dire aux trois piliers de la relation à Jésus Christ avec la foi et la charité : pas d’espérance sans la foi, pas de foi sans la charité, pas de charité sans l’espérance.
Notre espérance, le monde en a besoin, surtout dans le contexte mouvementé que connaît actuellement notre planète. L’espérance nous porte à la prière. Elle inspire des paroles et des actes de bienveillance, de bientraitance même. Elle nous empêche de nous replier sur nous-mêmes. Elle nous ouvre au Seigneur en nous tournant vers les autres.
Là se trouve, à mon point de vue, tout le sens du temps ordinaire qui vient de s’ouvrir. Et si l’ordinaire est animé par les trois piliers de notre relation au Christ, alors, « ordinaire » ne peut plus être synonyme de « banal » …
Enfin, une intention particulière nous est confiée : le 28 juin, François-Xavier Boulard sera ordonné diacre en vue du ministère de prêtre. Belle manifestation de l’espérance chrétienne pour tout notre diocèse ! L’extraordinaire s’invite dans l’ordinaire…
P. Hugues Guinot