Edito du mois de Mars 2026
Le temps du carême est arrivé. Ce n’est pas un temps de tristesse, comme on l’a parfois présenté : c’est un temps d’espérance, dans l’attente de Pâques, la plus grande fête chrétienne.
Le temps du carême invite les baptisés à faire un retour sur soi, non pas pour se replier sur eux-mêmes, mais pour laisser le Seigneur scruter lui-même notre cœur, afin d’y discerner nos motifs d’action de grâce, nos besoins de conversion et de décentrement de nous-mêmes, par la fréquentation fidèle de la Parole de Dieu, la prière, le jeûne, le partage.
Le Seigneur scrute les reins et les cœurs, dit la Bible (cf. Jérémie 17, 10) : de là, le mot « scrutin ». Dans la liturgie, les dimanches de scrutins sont des étapes importantes pour les catéchumènes qui seront baptisés à Pâques. Le carême est l’occasion de les confier plus spécialement au Seigneur.
Mais aussi, nous sommes invités à prier plus intensément pour la paix de notre monde blessé par les guerres et autres conflits qui conduisent à la mort. Nous croyons à la résurrection du Christ : vivons le carême dans l’espérance du salut pour tous.
P. Hugues GUINOT