3ème dimanche de l'Avent C -16 décembre 2018-
Ce dimanche de l'Avent est appelé en latin «laetare» c’est-à-dire dimanche de la joie car le Seigneur est tout proche. Pour attendre cette joie saint Paul nous dit « En toute circonstance, priez et suppliez, toute en rendant grâce». La joie de la venue du Seigneur est d’abord la joie du cœur. Un cœur joyeux est un cœur satisfait des promesses faites en notre faveur.
Dans le temps lointain, le Seigneur, par la bouche du prophète Sophonie avait promis la joie à son peuple Israël «Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie, fille de Jérusalem ! Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi, il a écarté tes ennemis. Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi. Tu n’as plus à craindre le malheur.» La Parole de Dieu nous annonce la joie à venir. Ne dites pas qu’elle exagère car nous voyons beaucoup de détresse. Le dimanche passé je disais qu’il y a tous les jours les merveilles de Dieu. Seulement ces merveilles ne crient pas, elles se laissent contempler par celui qui sait aimer et qui a la foi. Sans l’amour et la foi, les merveilles de Dieu sont invisibles. Sans la foi nous ne voyons que la tristesse des enfants, victimes des conflits, la tristesse des hommes et des femmes sans travail, la tristesse des personnes âgées ou malades abandonnées à elles-mêmes, la tristesse des jeunes sans avenir. La Parole de Dieu s’adresse à toutes ces personnes qui souffrent pour leur annoncer que cette souffrance n’est pas une fatalité, elle n’a pas été créée par Dieu. Si la tristesse et la souffrance ne sont pas dans nos gènes, il est possible de s’en débarrasser, loin de nous.
Imaginez- vous, la joie de la santé ne vient pas d’elle-même, la réussite dans la vie, au travail ou à l’école, elle est souvent fruits de plusieurs heures de travail. Rien ne vient pas à l’improviste même les surprises de nos amis arrivent parce qu’ on a consacré une partie de nous–mêmes pour eux! La joie de la loterie de Noël revient à ceux qui se sont lancés dans cette aventure. La Parole de Dieu annonce la joie qui vient après beaucoup d’épreuves. Saint Paul qui invite les philippiens à se réjouir malgré tout, était en prison au moment où il écrivit sa lettre. Il pouvait décrire la souffrance de la prison mais il préfère annoncer la joie de sa foi, de sa vie heureuse dans le Seigneur. Mais nous entendons souvent des gens qui nous disent même à l’église où à la sortie d’une prière qu’ils sont navrés, fâchés à cause de ceci, de cela. Ce n’est pas ce témoignage que nos amis attendent!
Notre joie provient de l’amour que Dieu nous aime, Lui qui nous a donné son Fils pour nous libérer du mal. Mais il ne suffit pas de savoir que Dieu aime les hommes et les femmes, il faut nous sentir aimés de Dieu. Dieu aime particulièrement chacun d’entre nous, Il a donné sa vie pour moi et pour toi aussi. Voilà le fondement de notre joie. Un écrivain, poète, moraliste et chrétien anglais Gilbert Keith Chasterton a déclaré que le grand secret du chrétien est la joie. Un chrétien qui a perdu la joie doit se demander s’il n’a pas perdu également Jésus-Christ. Ce dimanche, il faut que nous retenions trois manières d’être en contact avec la joie qui vient de Dieu: Parler et écouter Jésus (la prière) ; se mettre dans les mains de Dieu (confiance en Dieu); demander pardon.
L’Evangile de ce dimanche nous montre le chemin de la véritable joie. Les gens qui viennent à Jean Baptiste lui posent la question: «Que devons-nous faire?» Voilà une question importante de celui qui a été convaincu par la Parole de Dieu, par la Bonne Nouvelle. Notre foi ne doit pas être passive mais active. Notre attente de Noël doit être traduite dans quelque chose de visible, pratique et palpable. Pour bien vivre les mystères de Noël, il y a parmi nous ceux qui se sont décidés à améliorer leur vie chrétienne, par la prière, l’écoute de la Parole de Dieu, la pratique de la charité, le service aux autres, á la communauté, etc. La foi ne se cache jamais. Dieu ne demande pas l’impossible, Jean Baptiste recommande à ses disciples ce qui est naturel dans la vie «Celui qui a deux vêtement, qu’il partage avec celui qui n’en a pas, celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même (…) ; N’exigez rien de plus que ce qui est fixé (…); Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort, contentez-vous de votre solde.» ces sont des gestes simples mais qui ont des valeurs spectaculaires. Ces gestes portent Dieu dans nos relations. Jean Baptiste demande à ses contemporains la solidarité et la justice pour préparer la venue du Seigneur dans leur vie.
Maintenant qu’il nous reste une semaine pour célébrer la fête de Noël «Que devons-nous faire, nous les fidèles et les amis de notre paroisse?» La réponse de Jean Baptiste est toujours d’actualité car le monde ne change pas beaucoup: le partage, la solidarité, le respect mutuel, la satisfaction de ce que nous sommes, tout cela nous donne la joie que la fête de Noël prolongera. Efforçons-nous à dominer la colère, à ne pas provoquer la tristesse à son voisin et à vivre en communion spirituelle avec Dieu. Laissons-nous guider par l’Esprit Saint qui est maître de nos consciences. Dans l’évangile, le peuple croit que Jean Baptiste est le MESSIE attendu, mais Jean se hâta de dissiper toute ambiguïté. Il proclama qu'il n'était pas le Christ, bien plus, il ajouta qu'il n'était pas digne de dénouer la courroie de sa sandale. Il annonça même que le Baptême qui sera donné par JÉSUS sera bien supérieur au Baptême de Pénitence qu'il donne lui-même parce que Jésus baptisera dans l'Esprit et le Feu! Reconnaissons que notre unique Messie c’est Jésus Christ, vrai Dieu et vrai Homme. Que le monde entier proclame avec des cris d'allégresse que c’est Lui qui est notre Salut !