4 ème dimanche de l'Avent C -23 décembre 2018- — 18. Paroisse Sainte-Reine - Auxerre Val de Baulche

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4 ème dimanche de l'Avent C -23 décembre 2018-

Nous sommes à moins de deux jours de Noël, la fête de la naissance de Jésus

En ce dimanche, nous sommes à moins de deux jours de Noël, la fête de la naissance de Jésus. L'atmosphère dans laquelle nous vivons nous rappelle que cet événement de la venue du Seigneur est très proche. Nous trouvons un peu partout des crèches qui attendent l’enfant Jésus ; en famille, on commence à penser au repas de la fête, tous nos villages sont déjà décorés de lumière et de l’arbre de Noël. Dans les églises retentissent les chants de Noël à travers les répétitions faites par nos chorales. Quant à la préparation intérieure où en sommes-nous ? En tant que chrétiens, évitons de préparer la célébration de Noël comme ceux qui ne croient pas, il nous faut une retouche propre à notre foi.

                Les lectures d'aujourd'hui nous parlent d’une naissance. Le prophète Michée nous dit dans la première lecture que le Messie naîtra à Bethléem « Toi Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. » En hébreu, Bethléem signifie «la maison du pain » et il était un village complètement perdu mais souvenez-vous que c’est là que Dieu avait envoyé le prophète Samuel pour choisir le roi David. Ce choix de Bethléem nous montre la préférence de Dieu pour ce qui est petit et humble. C’est avec cela qu’il réalise de grandes choses. Dans ma culture rwandaise on dit que «imbuto y’umugisha yera ku giti cy’umuruho» (Une semence bénie peut être récoltée sur un arbre éprouvé). Ce petit village abandonné a été choisi pour être le lieu de naissance de notre Sauveur Jésus Christ qui a apporté la Bonne Nouvelle laquelle a été proclamée sur toute la terre.

                Cette naissance annoncée par le prophète Michée est exceptionnelle car Celui qui viendra «Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois.» L’enfant qui va naitre est plein de mystère, et toute sa vie sera un grand mystère qu’il faut découvrir en vivant dans l’humilité comme lui. Le nouveau-né de Bethléem aura une mission déterminée «Il sera berger» et « Il sera la paix.» Il incarnera la puissance de Dieu. Cette naissance que le prophète annonce est celle de Jésus Christ, le Fils de Dieu. La lettre aux hébreux dit que pour réparer le mal que l’homme a fait et améliorer la situation que cela a provoquée, Dieu a formé un corps, celui de Jésus de Nazareth, qui vient « Pour faire sa volonté », la volonté de Dieu, son Père. Ainsi, tout est renouvelé par l'action de Dieu comme au temps de la création. Une nouvelle humanité sauvée du péché et de la mort surgit dans le monde. La naissance de Jésus symbolise ce renouveau de l'humanité. Nous sommes un nouveau peuple de la nouvelle humanité, réconciliée avec Dieu.

                L’Évangile de ce quatrième dimanche de l’Avent est celui de la visitation. Marie, après avoir reçu le message de l’ange Gabriel, qu’elle enfantera un fils par la force de l’Esprit Saint, et avisée que sa cousine Élisabeth est enceinte dans sa vieillesse, elle se précipita à aller à Ain- Karim (Ein Kerem en hébreu), le village de sa cousine, pour l’aider. C’est un  voyage périlleux et long de 150 km à travers les montagnes de la province de Judée. Contemplons cette femme pleine de qualité humaine. Au lieu de penser à ce que l’ange lui a annoncé et de se réjouir de sa dignité d’être la Mère du Sauveur, elle se mit en route pour aller servir sa cousine qui aurait besoin d'elle. Les salutations de ces femmes-cousines resteront dans la mémoire de tous les chrétiens. En plus des joies de leur rencontre, d’échange de bisous, elles partagent sur ce qui leur est arrivé et les naissances futures de leurs ainés. Méditons l’émerveillement d’Elisabeth, au lieu de remercier Marie de sa disponibilité pour venir à son aide, sa joie atteint un autre niveau « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?» Les paroles d'Élisabeth à Marie deviennent une bénédiction, une louange et une prière. Marie est bénie de toutes les femmes parce qu'elle est une femme de foi, pleine d'amour et de charité et surtout elle est la mère de Jésus, notre Sauveur.

                Dans cette rencontre, l’enfant qu’Élisabeth portait «a tressailli d’allégresse.» Marie est porteuse de la joie à tout le monde y compris ceux qui ne sont pas encore nés car son Fils Jésus est Sauveur de toute l’humanité. La naissance de Jésus doit augmenter la joie dans notre monde et dans notre vie. A l’annonce de Jésus tout le monde tressaille de joie comme Jean Baptiste dans le sein de sa mère. Vivre Noël c’est accueillir Jésus qui vient à nous, c’est accueillir son message d’amour et de paix. Il vient nous rendre espoir et nous sauver. Il veut habiter le cœur des hommes. C’est pour cette bonne nouvelle que nous sommes dans la joie et l’allégresse. La joie de Noël nous demande l’humilité et la foi. C’est dans une grande humilité que Jésus a pris un corps humain, c’est par cette même humilité qu’Élisabeth et Marie ont reçu la grâce de Dieu. C’est dans une grande humilité que Jean Baptiste a prophétisé la venue du Messie.

                 Nous avons en Marie la figure d’une femme de foi. Elle croit que ce que l’ange lui a fait savoir s’accomplira. Elle croit aussi que sa cousine malgré son âge avancé, attend un enfant car le Seigneur le lui a révélé par son ange. Comme Marie, essayons de porter la joie et notre foi aux autres. Marie ne reste pas chez elle après avoir reçu la nouvelle de l’ange. Elle va rendre visite à sa cousine et la servir car elle en avait besoin. C’est à travers le service que nous partageons notre foi et tout ce qui nous émerveille. Nous disons qu’actuellement il n’est pas facile d’annoncer Jésus aux autres. C’est vrai mais commençons par ceux qui nous sont proche, amis ou parents. Remplis-nous Seigneur de ton Esprit Saint pour qu’avec la Vierge Marie et Élisabeth, nous puissions te rendre grâce par nos paroles et toute notre vie. Amen.