Retour sur le Pèlerinage à ND de Bellevue de Tronchoy — 24. Paroisses du Tonnerrois

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Retour sur le Pèlerinage à ND de Bellevue de Tronchoy

Le mois de Mai est un mois traditionnellement marial… ou de l’Eglise ; Mais cela se tient ! Nous avions rendez-vous à Notre Dame de Bellevue, Samedi 10 Mai, pour notre pèlerinage annuel. Il suivait un thème lié au Jubilé « avec Marie, témoins de l’espérance ». S’il est quelqu’un qui a cru en Jésus, a espéré le voir réaliser son destin et l’a accompagné jusqu’au bout, c’est bien la Vierge Marie ; encore présente à la Pentecôte de l’Eglise, dans la mouvance du Christ resuscité.

Dans cette année de Jubilé, nous faisons pèlerinage parce que toute l’existence est un « pèlerinage » vers l’avenir que Dieu voudrait pour nous. Espérer, c’est se disposer à se mettre en marche.

L’Espérance, contenue dans le cœur de chaque personne comme un désir et une attente du bien, n’est ni un optimisme de commande, ni une illusion réconfortante ou le vague espoir de « lendemains qui chantent ». Elle n’est pas non plus la promesse de solutions toutes faites. Elle se situe à un autre niveau. Espérer revient toujours à « espérer contre toute espérance ». Et une telle espérance traverse les contradictions, parce qu’elle s’enracine dans l’invisible de ce qui n’est pas encore ou de l’être même de Dieu.

La Vierge Marie a vécu ce « pèlerinage de l’espérance », au sein du Peuple d’Abraham… et en suivant pas à pas Jésus, le Christ et Fils de Dieu.

Nous avions donc rendez-vous à Epineuil devant l'église, pour partir sur les pas de la Vierge Marie, à travers vignes et champs, le long du canal jusqu'à Tronchoy.

A Epineuil, nous nous rappelons le destin de la Vierge Marie. De son premier « oui », à l’appel de Dieu à être la mère de son Fils… jusqu’à la naissance de l’Eglise à la Pentecôte, en passant par l’obscurité de la Passion et de la mort de Jésus…. elle a gardé foi. Et la foi est une manière de posséder ce qu’on espère. (Hé 11,1). Elle nous est donnée comme mère, par Jésus… et son amour maternel nous accompagne… Or l’amour espère tout. (1 Co 13,13).

Nous faisions étape à la croisée des chemins  dans les vignes... pour réflchir à ces moments où, dans les épreuves, il nous faut choisir comme la Vierge Marie.

  

   

Pour espérer vraiment, il faut regarder la réalité en face, sortir de l’illusion ou des rêves et percevoir comment avancer vers ce qui est désirable de bon et ce qui nous tient à cœur. Nous y rencontrons l’adversité ou «l’adversaire » qu’est le diable. Il n’est pas de vie sans épreuves ; mais d’épreuves, non plus, sans la force que Dieu donne. Et c’est en mettant notre espoir dans le Seigneur et sa Parole (comme on le chante !) que nous trouvons conseils et forces. Le fruit de la traversée, c’est une foi plus solide et une certaine sagesse. Dieu sait même tirer un bien d’un mal. La Vierge Marie est un modèle de courage et de foi, pour nous. C’est pourquoi, beaucoup aiment la prier et nous pouvons compter sur sa prière.

Puis nous repartions en direction de Dannemoine, en son église dédiée à l'Assomption de Marie.

Le pèlerinage de l’espérance est à vivre comme un mouvement qui va de la perception de ce que Dieu a déjà fait pour nous, en nous et par nous… à la conscience de la mission à accomplir encore : du fruit du travail de Dieu…. à l’ouvrage à réaliser avec son secours et sa grâce. C’est ainsi que la Vierge Marie fait monter son magnificat, pour « toutes les merveilles que Dieu a déjà réalisées », dans son Peuple et en elle. Nous pouvons espérer en Dieu, car il n’oublie pas et qu’il est fidèle.

  

Il nous restait à parcourir le dernier tronçon, le long du canal...

Au bas de Tronchoy, nous réfléchissions à la prière à adresser à Marie.

L’espérance est un don de Dieu, nous devons la demander. Tout seul, nous n’y arriverons pas. Nous voyons cette vertu théologale à l’œuvre chez de nombreux saints. Et la Vierge Marie en a vécu, pour conseiller de « faire tout ce que Jésus nous dira de faire », comme aux Noces de Cana.

À l’opposé de l’espérance se trouve le désespoir. « Le désespoir tue tout, tout… Il est en soi un suicide », affirme le Pape. « La personne désespérée va jusqu’à remettre Dieu en question ». Le désespoir peut prendre plusieurs formes, dont celle du besoin matériel, sans lequel on ne se pense pas heureux, et celle de la résignation. L’espérance sauve dans la mesure où elle donne un sens à la vie. C’est un cadeau pour aller de l’avant, pour regarder, pour faire tout fructifier, pour agir, pour tolérer, voire pour savoir porter ses souffrances.

Lors de la messe, des paroissiens nous rejoignent... 

 Les textes nous rappelaient que l'Eglise est un peuple en marche ( nous l'avons vécu!) et que Jésus est notre berger.

  

Une ulitme procession nous mène de l'église St Germain à la chapelle où chacun est ionvité à déposer ces prières auprès de la Vierge, ND de Bellevue... pour voir clair dans sa vie...

    

     

    

A l'année prochaine, pour "d'autres aventures"!